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Le Club de golf Bonniebrook est fermé depuis le printemps dernier. Photo Mychel Lapointe

Au sujet du projet récréotouristique: Gilles Gareau confronte l’administration Lalande

Le propriétaire de l’ancien Club de golf Bonniebrook et les autorités de Saint-Colomban vivent un nouveau conflit.
«La Ville de Saint-Colomban mise en demeure par le propriétaire de l’ancien Club de golf Bonniebrook» […] “On demeure dans l’attente du permis pour débuter le complexe récréotouristique, mais la Ville ne donne aucun signe de vie”», avançait-on dans un communiqué de presse acheminé par M. Gareau à nos bureaux la semaine dernière.
L’affaire étant que Gilles Gareau a présenté, en décembre dernier, un projet de complexe «récréotouristique» évalué à 5 M$ (voir les détails plus bas) pour donner une nouvelle vocation au territoire de son club de golf fermé définitivement depuis le printemps dernier et se dit sans nouvelles de l’administration colombanoise. Alors que cette dernière plaide des circonstances particulières.
«Nous avons déposé le dossier le 19 décembre dernier, le permis aurait dû être délivré en 30 jours, mais un mois et demi plus tard, toujours rien», invoque Gilles Gareau.
«M. Gareau est venu porter les documents [relatifs à son projet], mais n’a pas payé les frais [pour une demande de permis]. Il n’y a pas de demande claire de ce qu’il veut. Pas de lettre officielle. De plus, il est venu déposer ses documents deux jours avant le congé des Fêtes. Les bureaux [municipaux] ont été fermés pendant deux semaines [par la suite]», note le maire Xavier-Antoine Lalande, lorsqu’interrogé par le Journal Infos Laurentides, sur la question.
Le projet
Selon les renseignements divulgués par le promoteur, le projet récréotouristique propose de nombreuses activités: un spa et centre de santé, des champs de pratique pour le golf et un parcours de neuf trous de type exécutif, des jardins communautaires, des sentiers pédestres et de ski de fond, des terrains de tennis, de snookball et de pétanque, un terrain multisport, un parc pour enfants, ainsi qu’une patinoire et toboggan de glace.
«Ces services seront offerts aux personnes séjournant dans les 560 terrains de camping qui seront aménagés sur le site et moyennant certains frais aux résidants de Saint-Colomban», souligne M. Gareau.
En fait, «en plus de démocratiser le plein air et les installations sportives extérieures, ce projet répond aux tendances actuelles en habitation. L’accès à la propriété devenant prohibitif, les mini-maisons sont en vogue […] C’est aussi une alternative de choix pour les familles désireuses d’avoir un endroit loin de la ville pour décompresser, et pour les personnes à l’aube de la retraite voulant troquer leur maison pour un VR», ajoute-t-il.
«Lier les mains»
Par ailleurs, dans son communiqué de la semaine dernière, Gilles Gareau se dit «perplexe face à tant de contradictions» concernant l’utilisation de ses terrains.
«Afin d’éviter la fermeture du golf, j’ai déposé en 2013 un projet résidentiel haut de gamme d’une centaine de maisons. Il a été refusé, car l’administration d’alors a soudainement changé le zonage en enlevant le résidentiel pour favoriser des usages récréotouristiques selon ses prétentions. Aujourd’hui, alors que la Ville annonce de son côté un système de contribution pour les nouvelles constructions dans le but de prévoir et d’éviter l’engorgement des infrastructures, je présente un projet récréotouristique de 5 M$ avec 560 terrains de camping. D’après vous, quel projet génère le plus d’achalandage à Saint-Colomban, le résidentiel ou le récréotouristique? Or, mon projet actuel respecte entièrement le zonage récréotouristique C-4 qui serait en vigueur selon le dernier jugement de la Cour d’appel sur la question. Est-ce qu’on s’acharnera une fois de plus à me lier les mains?», note-t-il.
Pour le maire Lalande, la réponse à ça est claire.
«Quant à l’usage permis, il n’y a pas de remise en cause quant à nous […] Nous travaillons sur le dossier à chaque jour. Nous le prenons très au sérieux. [Il y a par contre] beaucoup d’analyses à faire. Ce n’est pas demain la veille qu’une décision sera prise. Il faudra certainement des rencontres.»
M. Lalande disant à cet égard qu’il faudra notamment voir à ce que le projet respecte les normes environnementales en vigueur; notamment en ce qui a trait aux 560 terrains de camping qui pourraient probablement nécessiter (s’interroge Xavier-Antoine Lalande) un réseau d’égout.
C’est aussi sans compter la question de l’alimentation en eau potable.

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