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Autisme Laurentides élargi son Unité Mobile d’intervention

Photo : Courtoisie

L’équipe UMI entourée de Vicky Lafontaine, directrice générale adjointe d’Autisme Laurentides,
Isabelle Gagnon, Èzabel Ducharme, Valéry Latreille, et Karine Brunet, directrice générale
d’Autisme Laurentides et de la Fondation autisme Laurentides.

Autisme Laurentides élargi son Unité Mobile d’intervention

Publié le 11/09/2026

Les familles ayant un de leurs membres présentant un trouble du spectre de l’autisme peuvent bénéficier des services d’accompagnement d’une éducatrice spécialisée et d’une technicienne en travail social directement à leur foyer grâce à l’Unité mobile d’intervention (UMI) d’Autisme Laurentides, qui dessert les municipalités des huit MRC des Laurentides et qui est désormais soutenue par la Fédération des médecins spécialistes du Québec.

Lancée en 2024 afin de soutenir les familles de personnes autistes, l’UMI s’est révélée une option pour combler un vide de services important en offrant un accompagnement concret aux familles durant une période souvent difficile, marquée par l’attente, l’épuisement des proches aidants et le manque de ressources immédiates.

« Le service a été créé pour combler le délai pouvant varier de plusieurs mois avant une prise en charge officielle par le système de santé », indique Mme Viens.

Lenteur du système de santé

Celle-ci déplore la longueur du processus actuel. « Le processus est long. Il y a des tests à passer. On finit par avoir un diagnostic et le temps de se retrouver pris en main par le système de santé, il y a un vide. Ça peut aller de six mois à un an, selon le secteur », soutient Mme Viens.

Certains proches aidants sont parfois déroutés par les crises qui surviennent ou encore par les difficultés de communication avec leur proche. L’intervenante peut ainsi les soutenir dans la gestion des crises. Car il arrive que certains problèmes de communication débouchent sur des crises. Et le système de santé n’est pas toujours efficient.

« Donc l’UMI est née pour aller à la rencontre de ces familles-là, leur offrir des services spécialisés, personnalisés, pour mieux accompagner les enfants et jeunes adultes. »

En intervenant à la maison, l’éducatrice ou la technicienne peut observer et évaluer les besoins réels, accompagner les proches aidants, leur proposer des outils adaptés, leur donner des conseils pour faciliter les routines.

Territoire élargi

En deux ans, le service mobile s’est élargi à plusieurs villes laurentiennes. Le soutien de la Fédération des médecins spécialistes arrive à point pour Autisme Laurentides et son UMI. Avec un financement rehaussé, l’organisme a pu agrandir l’équipe et acheter davantage de matériel.

Le besoin était bien présent, assure Véronique Viens, qui est directrice du développement philanthropique et des partenariats chez Autisme Laurentides.

C’est que sur le territoire des 67 municipalités desservies, l’organisme compte 443 familles membres. En assurant l’accès à des intervenantes directement dans le milieu de vie, l’organisme espère rejoindre 240 familles sur une période de trois ans, soit 80 annuellement.

Il faut savoir que l’autisme se manifeste sur une large échelle, d’où la nécessité d’y ajouter le terme « spectre », explique Mme Viens. Certaines familles aux prises avec une personne autiste peu autonome ont ainsi besoin de soutien. « Lorsqu’on parle du spectre de l’autisme, c’est très large, fait observer Mme Viens. Il y a différents niveaux d’autisme, tellement de cas de figure, puis au niveau de la communication, on a des enfants qui sont non verbaux et ça aussi, c’est un blocage. »

Pour le moment, Autisme Laurentides assure le service de l’équipe de l’UMI auprès de la clientèle ayant été référée.