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Front 09.23.48

«C’est encore pire que la boisson. On ne peut pas mesurer facilement les effets des stupéfiants», évalue Michel Gagnon.

Boisson et cannabis en 2018 :«C’est vraiment préoccupant…»— Michel Gagnon

L’Opération Nez rouge Saint-Jérôme a conclu la dernière période des Fêtes avec un total de 1 658 raccompagnements (une vingtaine de moins que l’an dernier, notamment attribuable aux températures glaciales qui incitaient les gens à rester à la maison) pour les 16 soirées d’activité.

Pour dire franchement, les responsables de l’organisme sont satisfaits des résultats et présenteront un bilan des sommes amassées lors de la soirée annuelle des bénévoles le 20 janvier prochain.

Vraiment préoccupant

D’un autre côté, c’est en regard de l’édition 2018 qu’ils ont davantage d’interrogations.

Avant tout parce que la 30e édition de l’histoire d’Opération Nez rouge à Saint-Jérôme (on en sera à la 36e à l’échelle du Québec) sera marquée par la première année de légalisation du cannabis au Québec et au Canada.

«Ça vous inquiète la légalisation du cannabis?» a demandé Infos Laurentides à Michel Gagnon, président d’Opération Nez rouge Saint-Jérôme depuis 14 ans.

«Tout à fait… a répondu sans hésitation cet ancien policier de formation. C’est encore pire que la boisson. On ne peut pas mesurer facilement les effets des stupéfiants. C’est vraiment préoccupant. Surtout quand les gens mélangent boisson et cannabis… J’ai hâte de voir comment les gens du service de police vont s’adapter.»

Augmentation d’achalandage

Question adaptation, il sera aussi intéressant de voir comment les usagers habituels de l’Opération Nez rouge réagiront aux mesures de sécurité qui seront mises en place quant aux critères de consommation tolérés.

«Quand on a parlé de faire passer de .08 à .05 (le taux d’alcoolémie admissible dans le sang), on a eu une hausse d’achalandage. Il faudra voir cette fois-ci. Il va falloir rusher pour avoir du personnel…», anticipe Michel Gagnon.

Il faut dire que le succès de l’Opération Nez rouge tient beaucoup à l’implication des bénévoles.

Pour le secteur de Saint-Jérôme, on aura bénéficié de quelque 591 bénévoles en 2017, dont quelque 300 nouveaux.

Ce qui, souligne M. Gagnon, a suffi à répondre à la demande dans la majorité du temps.

«Pour les soirées de décembre, on pouvait compter sur une soixantaine d’équipes à tous les soirs. Mais, le 31 décembre (dernière journée de l’opération), il y avait 15 équipes et ça en aurait pris cinq ou six de plus.»

Le portrait est d’autant plus inquiétant que, par expérience, Michel Gagnon note que le 31 décembre on fête généralement entre amis, alors que c’est davantage en famille le 24 décembre.

«Il va falloir trouver des moyens d’avoir plus de bénévoles le 31 décembre [prochain]…», constate-t-il, en évaluant que la consommation de cannabis risque d’être plus élevée en raison du contexte.

Petites statistiques, en conclusion…

Lors de l’édition 2005 d’Opération Nez rouge Saint-Jérôme, on a réalisé 700 raccompagnements en comparaison de 1 658 en 2017. (Michel Gagnon parle de quelque 3 000 personnes touchées du fait qu’on comptait sur le lot quelques familles avec jeunes enfants et des raccompagnements à trois ou quatre personnes.)

 

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