- PUBLICITÉ -

«M.Bourcier, que je nommerai M.Brouillon, n’a pas fait ses devoirs» considère Benoît Beaulieu. Photo Claude Cormier

Complexe multisports:Benoît Beaulieu riposte à Marc Bourcier

«M.Bourcier, que je nommerai M.Brouillon, n’a pas fait ses devoirs, il se cherche de la visibilité pour ses propres intérêts politiques, il cherche des sujets pour se mettre en évidence et force de constater qu’il vient de rater son coup royalement» exprime Benoît Beaulieu.

Le conseiller indépendant à la Ville de Saint-Jérôme avait convoqué les journalistes, jeudi matin dernier, dans le Quartier des sports (à un jet de pierre de l’aréna régional de la Rivière-du-Nord) pour riposter à la sortie récente de Marc Bourcier dans le dossier du complexe multisports.

«De la petite politique»

Aux yeux du conseiller Beaulieu, Marc Bourcier a cherché à «induire en erreur»la population jérômienne.

«Lors de la conférence de presse du 20 août dernier, de l’ex-conseiller à la ville de Saint-Jérôme et ex-député M.Marc Bourcier a tenu des propos au sujet d’un projet de soccerplex entre l’Académie Lafontaine et la ville de Saint-Jérôme. Ses déclarations ne tiennent pas la route et ont comme objectif d’induire en erreur les citoyens de Saint-Jérôme».

«Aussi j’aimerais souligner qu’à ce moment-ci M.Bourcier n’occupe plus aucune fonction et ne représente aucun groupe d’intérêt dans l’espace public. Il tente simplement de faire de la petite politique sur le dos de notre jeunesse sportive et de tous les bénévoles et entraîneurs qui ont à cœur d’instaurer de bonnes habitudes de vie»indique M.Beaulieu, dans un communiqué de presse remis aux médias.

Soccerplex et étude

En outre, Benoît Beaulieu en a contre certains arguments de son ex-collègue au conseil municipal jérômien (les deux avaient été élus sous la bannière de Vision Saint-Jérôme en 2013), notamment relativement à une étude sur laquelle M.Bourcier base ses énoncés pour s’opposer au projet.

«Lors de son évaluation des coûts de construction du soccerplex, M.Bourcier oublie de dire que ce n’est plus un projet de soccerplex, mais bien d’un centre sportif multifonctionnel. Ce qui vient mettre son étude de BC2 caduc et non avenue».

D’ailleurs, relativement à ladite étude, il dit que «sa fameuse étude de BC2 est incomplète (et)est périmée depuis déjà fort longtemps. Je suis d’autant plus surpris que M.Bourcier s’exprime ainsi étant donné qu’il connait ce projet depuis déjà fort longtemps, en fait depuis qu’il était député à l’Assemble nationale et ce n’est qu’aujourd’hui qu’il en parle».

Opinion juridique

De plus, Benoît Beaulieu s’était présenté à la rencontre avec les journalistes muni d’une opinion juridique du bureau d’avocats Therrien Lavoie de Mirabel concernant un éventuel partenariat dans un soccerplex entre la ville de Saint-Jérôme et l’Académie Lafontaine que Marc Bourcier mettait de l’avant le 20 août dernier.

«Je peux comprendre qu’un tiers privé souhaite faire un partenariat avec un organisme public, cependant il était évident que nos équipes de fonctionnaire et les élus de la Ville de Saint-Jérôme ne pouvaient donner suite à une telle demande, simplement parce que c’est tout simplement illégal. Voici un avis juridique qui le confirme. Mais au-delà de ça, imaginez un instant comment cela aurait été immoral que la ville investisse des sommes d’argent du public pour enrichir une entreprise privée. Surtout en constatant le manque criant d’infrastructures sportives dans certaines de nos écoles publiques, dont la polyvalente de Saint-Jérôme pour ne citer qu’un exemple».

Soccerplex et complexe sportif

Le conseiller Beaulieu en ajoute aussi relativement à la nuance entre un soccerplex et un centre multisports.

«Notre projet de complexe sportif multifonctionnel misera sur plusieurs plateaux. Ces plateaux serviront pour plusieurs sports, que ce soit la gymnastique, le soccer, le football, le baseball, etc. Il pourra être divisé en une, deux et même trois aires distinctes. Il sera possible de faire profiter aux citoyens jérômiens de ces installations, ainsi qu’aux groupes d’adultes de louer les plateaux lorsque ceux-ci seront disponibles»note-t-il.

« Aisément se permettre»…  

De plus, Benoît Beaulieu se dit d’avis que la facture rattachée à la construction du complexe multisports (maintenant évalué à 32,5M$) peut être absorbée par la Ville de Saint-Jérôme.

«Concernant le coût d’acquisition du centre sportif multifonctionnel proposé, il faut considérer que financièrement cela devient un actif pour la ville. Concernant la dette de la ville, comme dans de nombreux autres projets que la ville a fait depuis 2013, nous les avons financés avec des prêts venant à échéance. Si nous tenons compte de l’inflation et de la croissance de la valeur foncière de la ville, nous pouvons affirmer que la ville a amélioré sa situation de façon significative et que somme toute notre dette diminue d’année en année»souligne-t-il.

Bien davantage, «M.Bourcier, le Brouillon, a omis de mentionner que la ville de Saint-Jérôme a droit à une subvention de 7,5 millions pour le centre sportif multifonctionnel. M.Bourcier, le Brouillon, a omis de mentionner que la ville, en construisant son propre centre sportif multifonctionnel, économise 4 millions sur 20 ans en loyer à payer pour le groupe de gymnastique Zénith. M.Bourcier, le Brouillon a omis de dire que la ville a dégagé un surplus de 9 millions cette année».

Si bien que, selon le conseiller Beaulieu, «le projet de complexe sportif multifonctionnel représente donc un investissement que la ville de Saint-Jérôme peut aisément se permettre».

Référendum

Quant à savoir si le projet devrait être soumis à un référendum, Benoît Beaulieu répondra, entre autres, à la question du représentant du Journal Infos Laurentides que le projet représente «des demandes répétitives de nos citoyens et des groupes impliqués dans le sport de nos jeunes»et «on fait juste suivre les besoins de la ville».

 

 

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top