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Des infractions électorales constatées dans les Laurentides

Photo Élections Québec – Le 12 mai 2026, Michel Leclerc a été déclaré coupable de quatre infractions liées au financement du Parti humain du Québec, un parti politique provincial.

Des infractions électorales constatées dans les Laurentides

Publié le 28/08/2026

Dans un bilan publié le 10 août, Élections Québec fait état de deux dossiers dans les Laurentides ayant récemment mené à des condamnations pour des infractions aux lois électorales provinciale et municipale.

Le 12 mai 2026, Michel Leclerc a été déclaré coupable de quatre infractions liées au financement du Parti humain du Québec. Deux d’entre elles concernaient le remboursement de contributions faites par deux donateurs à Sainte-Adèle, en octobre 2022. Deux autres portaient sur la fabrication de faux reçus ou de fausses pièces justificatives relativement à des contributions versées au parti en février 2023.

Les quatre infractions sont passibles d’une amende de 5 000 $ chacune, pour un total de 20 000 $.

Selon Élections Québec, ces gestes constituent des manœuvres électorales frauduleuses. La condamnation entraîne également la perte de certains droits électoraux, dont le droit de voter et de présenter sa candidature, pour une période de cinq ans.

L’enquête avait été entreprise après que des anomalies eurent été relevées par les vérificateurs d’Élections Québec lors de travaux portant sur le financement du parti.

« Lors du procès, il est ressorti que M. Leclerc a demandé à des électeurs de faire des contributions à son parti politique en échange d’un remboursement effectué en argent », explique Julie Saint-Arnaud-Drelet, porte-parole d’Élections Québec.

Une condamnation à Sainte-Agathe-des-Monts

Le bilan publié par Élections Québec fait également état du dossier de Jean-François Lemonde.

Le 27 avril 2026, M. Lemonde a été déclaré coupable de ne pas avoir transmis à la trésorerie de la Ville de Sainte-Agathe-des-Monts le rapport financier de 2024 du parti Équipe Julie Tourangeau dans le délai prévu. Le document devait être remis au plus tard le 1er avril 2025.

L’amende imposée pour cette infraction s’élève à 1 500 $, soit 50 $ pour chaque jour d’infraction.

« Le dossier s’est retrouvé devant la Cour du Québec puisque le défendeur ne nous a pas transmis de plaidoyer dans le délai de 30 jours qu’il avait pour le faire. Ainsi, le tribunal a déclaré sa culpabilité par défaut », conclut Mme Saint-Arnaud-Drelet.