Une pétition lancée par Annie St-Pierre, qui comporte une centaine de signatures, réclame notamment le maintien du transport gratuit pour des élèves qui en bénéficiaient auparavant.
Au cœur de la contestation : l’application de nouveaux critères de distance de marche et les frais annuels de 220 $ par enfant associés à certaines demandes d’accommodement.
Les parents soutiennent que l’application uniforme de ces règles ne tient pas suffisamment compte de la réalité particulière du secteur de Mont-Rolland, où une proportion importante des élèves habite relativement près de l’école.
Des élèves perdent leur admissibilité
Selon les informations transmises par le CSSL, les critères d’admissibilité au transport scolaire ont été modifiés pour 2026-2027. Le centre de services scolaire indique vouloir harmoniser ses pratiques avec celles d’autres centres du Québec.
Dans leur pétition, les parents demandent une révision du seuil de 1 600 mètres, faisant valoir que des autobus continueront parfois de circuler dans les secteurs où résident des élèves qui ne seront plus admissibles au transport gratuit.
« Il ne s’agit pas nécessairement de demander la création d’un nouveau trajet ou l’ajout d’un autobus, mais plutôt de considérer la possibilité d’utiliser de façon optimale les trajets et les places déjà disponibles », peut-on lire dans la pétition.
Les familles qui souhaitent obtenir un accommodement devront par ailleurs débourser 220 $ par enfant si leur demande est acceptée.
Le CSSL invoque l’évolution des coûts
Le directeur général du Centre de services scolaire des Laurentides, Sébastien Tardif, affirme comprendre les préoccupations exprimées par les parents, mais défend une politique qui, selon lui, correspond davantage aux pratiques observées ailleurs.
Il précise que les changements touchent particulièrement les élèves de première et de deuxième année, pour lesquels la distance de marche admissible passe de 800 à 1 800 mètres, selon les critères applicables. Les élèves de maternelle demeurent soumis à des critères différents, tandis que ceux de troisième à sixième année ne sont pas touchés de la même façon par ce changement.
« Nous avons comparé avec une vingtaine d’autres centres et constaté que 1 600 mètres est une norme courante », explique M. Tardif.
Le CSSL affirme également que son budget consacré au transport scolaire a augmenté de 2,17 %, mais que la progression des coûts force néanmoins l’organisation à rechercher des gains d’efficacité.
La réduction du nombre d’arrêts fait partie des mesures envisagées. Selon le directeur général, certains ajustements peuvent permettre de réduire d’environ 15 minutes la durée d’un parcours.
La sécurité des déplacements
Selon le CSSL, les parents ont été informés des changements avant leur entrée en vigueur. Des consultations ont notamment eu lieu en avril et en mai auprès des comités de parents, tandis que la nouvelle politique a été adoptée en juin.
Sébastien Tardif assure que la sécurité n’est pas compromise dans le secteur de Mont-Rolland, où certaines rues ne disposent pas de trottoirs, car « l’absence de trottoirs n’est pas intrinsèquement dangereuse dans ce secteur résidentiel à faible trafic et avec des limites de vitesse réduites ».
Toutefois, le CSSL affirme également collaborer avec les municipalités afin d’identifier des améliorations possibles à la sécurité piétonnière, notamment par l’ajout de marquages au sol.

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