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Mario Fauteux 2

«Je retrouve aujourd’hui mon droit de parole et ma pleine liberté», souligne le conseiller de Bellefeuille après son retrait forcé de la vie politique municipale.

Élections municipales : Maher expulse le conseiller Fauteux de son parti

C’est encore ébranlé et sous le choc que le conseiller sortant Mario Fauteux annonçait vendredi matin qu’il avait été expulsé le 6 octobre du parti Vision Saint-Jérôme par son chef, le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, à cause de sa proximité avec l’ancien maire Marc Gascon. «Cette journée-là, il s’est passé des choses graves, j’étais dévasté!»

La raison invoquée par le maire: M. Fauteux était le directeur de la campagne électorale de Gascon en 2001.

Piégé

«M. Maher m’a informé que l’enquête sur l’administration Gascon était terminée et qu’il y aurait des arrestations. Il me dit qu’il faut que je rencontre Jacques Duchesneau, les dossiers du Bureau de l’intégrité professionnelle et administrative (BIPA) sont transférés à l’UPAC.» Maher ajoute que d’ici 6 mois, il devra probablement témoigner comme ancien organisateur de Gascon et qu’il ne veut pas être éclaboussé.

Le conseiller révèle que, durant la rencontre en présence des conseillers Benoit Beaulieu et Gilles Robert, un poste de prestige lui a été offert en compensation de la perte de sa candidature. «Se faire expulser pour des raisons éthiques tout en se faisant offrir un poste important à la MRC est pour moi une grave incohérence. De plus, énormément de pression a été mise afin que j’accepte sans délai de réflexion.»

«Je me suis senti très intimidé et piégé lors de cette rencontre. Et, pour ce qui est de la campagne électorale, il y a eu une enquête en 2002 par Me Gaétan Boivin qui a déclaré l’élection légale, c’est un fait connu! J’ai organisé l’élection, je m’occupais des soldats et je n’ai jamais été dans l’administration du maire.»

Recours

Fauteux se dit aussi très surpris par l’arrivée inopinée de deux nouvelles venues dont une élue par acclamation. «On l’a appris la journée même ainsi que notre expulsion, André Marion et moi». Il mentionne qu’au printemps tout indiquait que l’ensemble des élus de l’équipe actuelle serait de retour. Dans la foulée, il déplore aussi que le maire ait décidé d’attendre le dernier jour des dépôts des candidatures pour signer le bulletin. Pour le conseiller de Bellefeuille, tout avait été planifié pour le sortir de la campagne électorale. «Le lendemain, celle qui est candidate à ma place, Janice Bélair Rolland, avait ses affiches et accroche-portes!» Selon lui, son allégeance au Parti québécois a probablement aussi influencé la décision. Mario Fauteux n’en restera pas là. «Je vais remettre ma documentation et le compte rendu de la journée du 6 octobre aux autorités compétentes.»

Maher s’explique

«En 2013, on savait qu’il avait été directeur de campagne pour Marc Gascon, un poste important d’une élection présumée clés en main. À cette époque-là, il s’agissait d’allégations». Trois éléments sont à l’origine de sa décision: «La création du BIPA, le fait que l’ex-directeur de l’ingénierie, Érick Frigon, ait été accusé et condamné en lien avec un système de partage des contrats, et que, quelques mois plus tard, M. Begin, qui a été longtemps travaillé à la Ville, soit condamné. J’ai demandé à M.Fauteux s’il était allé rencontrer le BIPA pour expliquer ce qu’il savait, il ne l’avait pas fait. Dans ces conditions, je ne défendrais pas l’indéfendable.» Quant à André Marion, «je l’ai exclu parce que je voulais présenter une équipe paritaire hommes-femmes et, dans son district, on avait une excellente candidate, Sophie St-Gelais, qui était une directrice haut placée du PQ et qui avait eu en charge la campagne de Pierre Karl Péladeau. Elle est d’ailleurs notre directrice de campagne».

 

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