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Photo : Phoeby Laplante –

La séance du conseil municipal de Saint-Sauveur a donné lieu à des échanges tendus autour de
plusieurs dossiers, dont la réorganisation des comités municipaux.

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Encore un conseil sous haute tension à Saint-Sauveur

Publié le 01/10/2026

Le 16 septembre dernier, le conseil municipal a adopté une résolution-cadre portant sur l’utilisation de pouvoirs particuliers en matière d’habitation et a engagé un remaniement de la composition des comités municipaux, en évinçant du même coup la conseillère Sophie Coulombe de ces comités.

Le conseil municipal souhaitait baliser le recours à l’article 145.45 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme. Le conseil a expliqué que la mesure remplace une résolution-cadre antérieure à la suite de l’intégration de ce mécanisme dans la loi.

Selon l’administration municipale, il ne s’agit pas d’accorder de nouveaux pouvoirs au conseil.

« On n’a pas plus de pouvoir qu’on en avait avant », a répété Jean-Philippe Gadbois, directeur général de Saint-Sauveur.

Le dossier a néanmoins suscité des inquiétudes chez des citoyens, notamment quant à la possibilité que le mécanisme facilite, à l’avenir, des projets résidentiels plus denses, certains faisant un rapprochement avec le PPCMOI concernant le projet résidentiel de 26 unités sur 4 étages.

La Ville a pour sa part soutenu que les projets demeurent soumis à des consultations publiques et que le changement vise essentiellement à assurer une concordance avec le cadre législatif provincial. Elle souhaite d’abord compléter la révision de son plan particulier d’urbanisme du centre-ville avant de recourir à ce mécanisme.

Écartée

Parallèlement, le maire de Saint-Sauveur, Luc Martel, a eu à s’expliquer sur le retrait de Sophie Coulombe des comités municipaux devant une soixantaine de citoyens visiblement interpellés par la question.

Pour rappel, la lettre qui évinçait Mme Coulombe du Parti, datée du 26 août et signée par Luc Leblanc, président du Parti Sauverois, et Luc Martel, à titre de « Maire de Saint-Sauveur », précisait, avant même l’adoption d’une résolution du conseil sur la question, que Mme Coulombe « ne siégera plus sur les comités ».

Mme Gallant, citoyenne active de Saint-Sauveur, s’est fait la porte-parole de plusieurs en demandant à M. Martel ce qui justifiait une telle action, alors que Mme Coulombe demeure une conseillère élue. Elle a reproché au conseil municipal un manquement démocratique.

« On est ici pour s’amuser »

Le maire a expliqué que Mme Coulombe aurait « demandé à quitter le Parti en mars 2026 », dans une lettre qu’elle aurait rédigée, chose que cette dernière a niée immédiatement, en spécifiant plus tard qu’il s’agissait d’une lettre soulignant « le problème de leadership au conseil ».

La réponse du maire faisait état de « difficultés persistantes de collaboration », qui nuisaient au fonctionnement de l’équipe.

« Ça prend une harmonie. Quand ça devient désagréable dans les échanges, il faut faire ce qu’il faut faire », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Pour des gens qui sont à la retraite, on est ici pour s’amuser », provoquant une bruyante protestation de la part des citoyens présents.

Honorée

Désormais la seule conseillère indépendante après son exclusion du Parti Sauverois, Mme Coulombe affirme ne pas avoir été rencontrée par l’ensemble des membres du conseil avant la décision. Elle réaffirme toutefois qu’elle entend continuer son mandat comme indépendante.

« Je me suis engagée en politique municipale parce que je croyais profondément pouvoir mettre mes connaissances, mon expérience et mes compétences au service de notre ville et faire une différence positive pour notre collectivité, a-t-elle déclaré. Aujourd’hui, comme conseillère indépendante, cet engagement est exactement le même. C’est un honneur pour moi d’avoir reçu la confiance des électeurs, de pouvoir représenter les citoyens de Saint-Sauveur ».