- PUBLICITÉ -

La Ville de Saint-Jérôme a reçu récemment un coup de pouce de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec dans la bataille qu’elle mène pour le financement de sa police municipale. Photo Mychel Lapointe

Financement de la police municipale: la FPMQ plaide pour Saint-Jérôme

«Ça fait 20 ans que le gouvernement entretient une injustice entre les municipalités qui s’élève maintenant à 300 M$ annuellement. En ne subventionnant que les municipalités qui ont accès à la Sûreté du Québec, le gouvernement favorise certains contribuables au détriment des autres. La priorité du MSP (lire: ministère de la Sécurité publique) doit être l’équité entre les municipalités», considère François Lemay, président de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ).
M. Lemay y allait de cette déclaration, il y a quelques jours, alors que la FPMQ demandait à la ministre Geneviève Guilbault (Sécurité publique) de «profiter de la réflexion entourant le dépôt du livre vert pour mettre fin à l’iniquité en complétant le travail entamé en matière de financement des services policiers».
Quelque 788 M$
«Alors que le surplus budgétaire du Québec atteindra vraisemblablement 8 milliards lors du prochain budget, la FPMQ demande au gouvernement d’offrir la même subvention à toutes les villes, peu importe le type de desserte policière. La mesure coûterait 788 M$ et toucherait les deux tiers de la population du Québec», plaide-t-on.
Qui plus est, «actuellement, les villes ayant leur corps policier municipal ne reçoivent pas de subvention du ministère de la Sécurité publique (MSP), alors que les municipalités desservies par la Sûreté du Québec (SQ) en reçoivent une qui représente 47 % de leur facture. Pour 2019, la subvention totale du gouvernement s’élève à 300 M$ et la ministre Guilbault a promis d’ajouter 75 M$ supplémentaire pour 2020, ce qui portera la subvention à 50 % de la facture totale. La priorité du ministère de la Sécurité publique (MSP) doit être l’équité entre les municipalités, et pas d’accentuer l’injustice».
Injuste
On se doute bien que c’est avec un large sourire que le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, accueille ce coup de pouce de la FPMQ dans sa revendication d’obtenir un financement supplémentaire du gouvernement pour son corps de police.
Est-il nécessaire de rappeler que les contribuables jérômiens paient depuis cette année une taxe spéciale de 95 $ par unité de logement pour défrayer les coûts de leur police municipale?
Et il n’est pas dit que cette taxe ne sera pas reportée en 2020.
D’ailleurs, à la FPMQ, on évalue qu’«il est tout à fait injuste que Drummondville ait eu droit à 75 M$ en subvention au cours des 10 dernières années, mais qu’une ville comme Saint-Jérôme, Gatineau, Laval, Saguenay ou Québec n’ait pas eu droit à une aide gouvernementale. Le gouvernement du Québec est à l’heure des choix. S’il veut vraiment réduire le fardeau fiscal et baisser les taxes de la population, il doit financer équitablement les services de police municipaux».
Plus de 12 millions $
Interrogé sur la question vendredi dernier par Infos Laurentides, le premier magistrat jérômien dira que «nous avons en mains deux études. Dans tous les cas, les chiffres viennent corroborer l’iniquité pour Saint-Jérôme […] [On se retrouve] avec un manque à gagner de 9 à 10 millions $ par année».
Il faut ajouter à cela, souligne M. Maher, qu’à titre de capitale régionale (avec la présence, entre autres, du pénitencier, du palais de justice et d’autres services gouvernementaux), Saint-Jérôme doit faire face à des coûts supplémentaires de l’ordre de «3,5 millions pour les activités policières».
Si bien que, tant à la FPMQ qu’à la Ville de Saint-Jérôme, on est en attente d’un livre vert sur la police que doit déposer la ministre Guilbeault en décembre prochain.

La dernière édition

Section concours

- PUBLICITÉ -
Top