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Comment régler la problématique de la jonction 117-333? Photo Mychel Lapointe

Jonction 117-333: la pétition aura-t-elle le poids souhaité?

La solution à la problématique de congestion de la jonction 117-333 aux heures de pointe passe-t-elle par la pétition lancée le mois dernier par les autorités de Saint-Hippolyte, prônant un nouveau lien routier?
Les avis sont partagés sur la question.
Chassin
Pour le député de Saint-Jérôme, Youri Chassin, qui «parraine» la pétition, l’initiative est digne de mention, mais pas nécessairement garante d’un résultat positif.
«C’est une façon pour les gens de Saint-Hippolyte de faire valoir leur point de vue» indique le député au cours d’une conversation téléphonique avec Infos Laurentides.
N’empêche qu’«au MTQ, c’est une question de priorisation, mais également de disponibilité des budgets» considère-t-il.
Et bien davantage:
«Je ne peux pas garantir (que la pétition) va avoir un effet (escompté), mais c’est un outil intéressant pour faire avancer le dossier. Par contre, je ne veux pas mettre sur la pétition un poids qu’elle n’a pas».
Quant au nombre de signataires au terme du processus, «il n’y a pas de chiffre magique. Mais (plus le nombre de signataires sera grand au 21 janvier-date limite pour signer la pétition) plus ça démontrera qu’il y a beaucoup de gens concernés».
«C’est avant tout une décision de gestion qui doit être prise sur les bases les plus objectives possibles» note M.Chassin. «(Dans son rôle de député) je dois m’assurer qu’on n’oublie pas les préoccupations de la population (dans ce dossier)».
Saint-Jérôme appuie
Également directement concernées par la problématique, les autorités de Saint-Jérôme ont clairement donné leur appui à la pétition, il y a quelques jours, disant, souhaiter, des actions concrètes de la part des dirigeants du ministère des Transports du Québec (MTQ).
«Suite à la mise en ligne d’une pétition par la Ville de Saint-Hippolyte qui est actuellement parrainée par le député de Saint-Jérôme, la Ville de Saint-Jérôme souhaite que les autorités compétentes agissent afin de régler la problématique» ont-elles fait savoir par voie de communiqué.
Ainsi «la jonction des routes 117 et 333 est un vrai cauchemar pour les automobilistes qui perdent énormément de temps dans la congestion aux heures de pointe. Les autorités compétentes doivent prendre la problématique au sérieux et travailler à la mise en place d’une solution rapide» a exprimé le maire Stéphane Maher.
D’ailleurs, souligne-t-on le conseil municipal de Saint-Jérôme a adopté une résolution en 2015 demandant au ministère des Transports du Québec (MTQ) d’inscrire à la programmation des travaux de 2016 la réalisation d’un nouveau lien routier est-ouest-sud entre les routes 117 et 333.
De toute évidence, la démarche est demeurée lettre morte.
Rappelons qu’il est possible de signer la pétition au https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-8093/index.html
Feux intelligents
Par ailleurs, le dossier de la jonction 117-333 importe également aux yeux de la journaliste automobile pigiste et résidante de Saint-Hippolyte Nadine Filion qui a fait part d’une suggestion aux autorités régionales du ministère des Transports du Québec dans un courriel dont Infos Laurentides a obtenu copie: des feux de circulation intelligents qui tiennent compte de l’achalandage dans le secteur aux heures de pointe et permettent de «dégager» la circulation.
En outre, Nadine Filion, rejette l’idée d’un nouveau lien routier.
«Je soumettais humblement (dans une communication précédente) au MTQ les raisons qui m’incitent à déclarer irresponsable (oh le beau grand mot) un autre lien routier pour Saint-Hippolyte qui coûtera évidemment des $$$ millions; qui nécessitera du déboisement et du “dépaysagement” dans un environnement qui, pourtant, mise sur sa nature, ses arbres et “son air naturel” (le slogan de Saint-Hippolyte); qui ne ferait que déplacer le problème de 4 ou 5 kilomètres sur la route 333; alors qu’il y a déjà le chemin du Lac Écho qui, de Prévost, mène à 8.5km plus haut sur la 333. Dans un contexte où un demi-million de personnes marchent à Montréal “pour l’environnement” et qu’on cherche à réduire l’impact automobile. Faudrait bien que les babines suivent les bottines!). Alors qu’on sait qu’une autre route ne règlerait que très très temporairement les problèmes de congestion (il est scientifiquement et humainement prouvé qu’à chaque fois qu’on construit une autre route, des gens qui ne prenaient pas la voiture ou qui l’avaient abandonnée… y reviennent et on se retrouve alors au même point de bascule)» écrit-elle dans le courriel.

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