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La CAQ veut accélérer l’accès aux soins

Photo Phoeby Laplante – La valse des promesses – La CAQ s’engage à livrer 100 000 examens de plus

La CAQ veut accélérer l’accès aux soins

Publié le 10/09/2026

Le 31 août, présentant ses engagements en matière de santé à Saint-Colomban, la cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, promet d’ajouter 100 000 examens d’imagerie médicale par année dans des cliniques privées, notamment des IRM, des scans et des échographies, ce qui représente un investissement de 39,5 millions de dollars annuellement.

Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec, insiste toutefois sur le fait que le recours au privé ne devrait pas entraîner de frais supplémentaires pour les patients.

« Quand une salle, un équipement ou une équipe est disponible ailleurs, il faut être capable de l’utiliser plutôt que de laisser un patient attendre, affirme-t-elle. En santé, notre code postal ne devrait jamais déterminer combien de temps on attend pour être soigné. »

100 000 examens d’imagerie supplémentaires

La proposition vise à utiliser davantage la capacité déjà disponible dans les cliniques d’imagerie privées afin d’accélérer les diagnostics. Toutefois, la CAQ n’a pas été en mesure de confirmer combien d’appareils d’IRM seraient achetés pour les Laurentides, qui n’ont que trois appareils de Saint-Eustache à Mont-Laurier, alors qu’un quatrième est prévu en 2027, grâce au financement de la Fondation médicale des Pays-d’en-Haut.

Mme Fréchette a répondu qu’un inventaire des équipements existants devra être réalisé et que les organisations régionales de Santé Québec devront coordonner leur utilisation.

Dans une salle de conférence, plusieurs personnes posent derrière un pupitre marqué « Avançons pour la santé »
Photo courtoisie – Au cinquième jour de la campagne électorale, la CAQ présente son plan pour « resserrer la première ligne en santé ».

Des patients redirigés plus rapidement vers le privé

La CAQ veut également modifier les délais avant qu’un patient puisse être dirigé vers une autre installation lorsque l’attente pour une chirurgie devient trop longue. Selon le plan présenté, après six mois d’attente, une chirurgie pourrait être proposée ailleurs dans le réseau public.

Après neuf mois, certaines interventions pourraient être réalisées dans le secteur privé, toujours aux frais de l’État. Les premières spécialités ciblées seraient notamment l’orthopédie et la chirurgie plastique.

« Ce que je veux, c’est que les Québécois continuent d’être soignés avec leur carte soleil, pas avec leur carte de crédit », a insisté Christine Fréchette.

Le taux d’occupation des urgences dans les Laurentides est à 106 % de sa capacité, en date du 2 septembre. Pour la candidate péquiste dans Prévost, Anne Nguyen, malgré la volonté de la CAQ d’investir en première ligne, c’est le symptôme d’un réseau « mal organisé ».

« Ce chiffre, c’est le symptôme d’un système qui refoule vers l’urgence des patients qui devraient être pris en charge ailleurs, en première ligne, en CLSC, par le communautaire, affirme-t-elle. Comprendre cette statistique, c’est comprendre qu’on soigne les symptômes d’un réseau mal organisé, plutôt que d’investir en amont. »

Un ordre progessionnel pour les paramédics

Autre engagement majeur : la création d’un ordre professionnel pour les paramédics pour « leur permettre de donner plus de soins », a déclaré Christine Fréchette lors de son passage dans les Laurentides.

La ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a, elle aussi, défendu la proposition, affirmant que la création de cet ordre permettrait de « rehausser » la profession et d’élargir les soins pouvant être offerts par les paramédics.

Questionnée sur le fait que les paramédics, dont ceux faisant partie de la Fédération des employés du préhospitalier du Québec (FPHQ), n’avaient pas de nouvelle convention collective depuis trois ans, Mme Fréchette a dit inviter les syndicats à une reprise rapide des négociations pour conclure une entente « de la manière la plus rapide et efficace ».

La CAQ entend également augmenter le nombre de médecins de famille formés en région, notamment en collaboration avec le réseau de l’Université du Québec.

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