Selon elle, certains aînés doivent attendre jusqu’à neuf mois avant de recevoir leur prestation, tandis que d’autres ont subi des pertes financières importantes en raison de versements erronés qui n’ont toujours pas été corrigés par Ottawa.
« Il y a des gens qui attendent des mois avant de recevoir leur pension, et quand l’argent arrive enfin, ce n’est parfois même pas le bon montant. On parle de gens qui n’arrivent plus à payer leur logement ou leur épicerie », déplore la députée.
Mme Gaudreau rappelle que le gouvernement libéral a été avisé dès le mois de juin de l’existence de problèmes majeurs dans le système, sans qu’aucune solution efficace n’ait été apportée. Elle dénonce également l’explosion des coûts du projet Curam, passés de 1,1 milliard à 6,6 milliards de dollars, dont 4,5 milliards ont déjà été dépensés par le fédéral.
« On est face à un dérapage financier complètement inacceptable. Ce sont des milliards de dollars d’argent public, et pendant ce temps-là, des aînés se retrouvent dans la précarité », affirme-t-elle.
La députée du Bloc Québécois critique par ailleurs la dépendance excessive du gouvernement aux consultants privés, alors que la fonction publique fédérale possède les compétences nécessaires pour gérer ce type de projet. « On préfère faire confiance à des consultants qui font de belles promesses plutôt qu’à l’expertise des fonctionnaires. Résultat : des coûts qui explosent et des services qui ne fonctionnent pas », soutient-elle.
En réponse à cette situation, le groupe parlementaire du Bloc Québécois a fait la demande au gouvernement fédéral d’organiser un comité, permettant de faire la lumière sur le programme Curam et ses dépassements de coûts.

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