Le document dresse un portrait détaillé des activités du site et des enjeux environnementaux suivis au cours de la dernière année.
Déposé au ministère de l’Environnement, le rapport met en lumière le rôle central du comité dans le suivi des impacts des opérations, notamment sur la qualité de l’eau, la gestion des biogaz et les émissions de gaz à effet de serre. « Le Comité s’est tenu informé des activités du site et de leur impact environnemental […] et a assuré un suivi étroit des signalements émis par la communauté », souligne le rapport.
Des projets majeurs sous surveillance
Acheté à un citoyen de Sainte-Sophie puis repris par Intersan en 1997 et par WM dans les années 2000, le site — autrefois connu sous le nom de « La Dompe à Richer » — reçoit en moyenne 850 000 tonnes métriques de déchets par année. Il s’est imposé comme l’un des principaux producteurs de gaz issu de la fermentation des ordures ménagères.
À l’arrivée de la multinationale sur le territoire, les résidents s’étaient inquiétés du va-et-vient des camions et des impacts du site sur leur qualité de vie. Créé en 2004, le Comité de vigilance réunit des représentants des milieux municipal, agricole, environnemental et des citoyens riverains. Sa mission : formuler des recommandations pour réduire les impacts du site et faire respecter les normes.
« Au début, il y avait beaucoup de protestations. Aujourd’hui, l’entreprise a modernisé ses technologies et cherche à être un bon voisin », explique Olga Bazusky, présidente du comité.
Siégeant au comité depuis plus de vingt ans, Mme Bazusky insiste sur l’importance de cette veille continue. Ancienne conseillère municipale pendant près de 16 ans, elle rappelle les transformations du site et l’évolution de son acceptabilité sociale au fil du temps.
Un bilan riche en constants
Le bilan 2025 aborde plusieurs dossiers structurants, dont la construction d’une quatrième cellule d’enfouissement dans la zone 6 et le déplacement du poste de pesée. Le comité a aussi suivi de près des projets d’innovation, comme l’usine de production de gaz naturel renouvelable (GNR) et les avancées en biométhanisation.
Ces initiatives s’inscrivent dans une transformation plus large du site, désormais perçu par certains observateurs comme un véritable laboratoire environnemental.
Des odeurs ont parfois été constatées en raison de dysfonctionnements des torchères, une problématique corrigée, selon Mme Bazusky, par des interventions « rapides et efficaces ». Les citoyens peuvent consulter les rapports et les comptes rendus directement sur le site Internet du comité.
Le rapport 2025 se penche également sur des enjeux plus récents, notamment les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), souvent qualifiées de « contaminants éternels ».
« Il n’y a pas encore de réglementation claire, mais on sait qu’il y en a partout. Le comité a mis le point là-dessus », affirme Mme Bazusky.

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