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Eglise 1

Photo Christian Asselin - Mgr Martin Tremblay, vicaire général au Diocèse de Saint-Jérôme, et Lyne Deschamps, conseillère cadre de la Fédération des comités de parents du Québec, sont membres de la Commission diocésaine pour la Mission et l’action pastorale.

Eglise 2

Le Diocèse de Saint-Jérôme pense fermer 33 églises

Le nombre de paroisses qui forment le Diocèse de Saint-Jérôme pourrait passer de 35 à 9 dès juin prochain. Quant aux églises, des 54 que l’on retrouve actuellement, de Saint-Eustache à Saint-Jérôme, en passant par Oka, Bois-des-Filion et Lachute, il pourrait n’en rester que 21 cet été.

Inspiré par le pape François qui a sommé les diocèses de partout dans le monde de «mettre en œuvre les moyens nécessaires pour avancer sur le chemin d’une conversion pastorale et missionnaire qui ne peut laisser les choses comme elles sont», le Diocèse de Saint-Jérôme a constitué, le 6 avril 2016, la Commission diocésaine pour la Mission et l’action pastorale, dont le mandat est, depuis, de trouver des pistes de solution à cette problématique.

En faisaient alors partie: Mgr Pierre Morissette, évêque de Saint-Jérôme, Mgr Martin Tremblay, vicaire général, Lise Leclerc, directrice de la formation à la vie chrétienne et à la formation initiale, Lyne Deschamps, conseillère cadre de la Fédération des comités de parents du Québec, Jean-Sébastien Coiteux, directeur général de Coiteux Hyundai, Robert Dutton, administrateur de sociétés, professeur associé à HEC Montréal et président-directeur général du groupe Rona de 1977 à 2012, de même que les anciens maires Marc Gascon (Saint-Jérôme) et François Cantin (Blainville). Ces deux derniers ont toutefois été remplacés en cours de processus par Élisabeth Besner, coordonnatrice de la pastorale diocésaine, et Jean-François Fournier, vice-président chez Ivanhoe Cambridge.

Nécessité d’agir

Le faible taux de participation des catholiques à la messe du dimanche (2 %) combiné aux difficultés financières que vivent depuis quelques années plusieurs paroisses sont les principaux irritants qui ont forcé le Diocèse de Saint-Jérôme à agir. Le piètre état dans lequel se retrouvent certaines églises de la région et la difficulté à recruter de nouveaux prêtres en sont d’autres.

Pour sortir de ce gouffre dans lequel non seulement le Diocèse de Saint-Jérôme, mais l’ensemble de l’Église catholique est plongé, les nombreuses consultations tenues auprès des paroisses et leurs représentants ont toutes abouti vers la même solution, soit de fusionner des paroisses pour en réduire le nombre d’églises.

«On ne le fait pas de gaieté de cœur. Je ne suis pas devenu prêtre pour fermer des églises, mais ce n’est plus viable», a lancé Mgr Martin Tremblay, rencontré mardi, au siège social du Diocèse de Saint-Jérôme, dans un local adjacent à la cathédrale, place du Curé-Labelle. Il était accompagné pour l’occasion de Lyne Deschamps, également membre de la Commission diocésaine. Ils ont accepté de dresser un portrait de la situation qui, disons-le, est loin d’être rose.

«Je ne suis pas devenu prêtre pour que ça finisse dans dix ans, a ajouté Mgr Tremblay. Je veux que ça continue. Mais pour cela, on doit faire des changements. Oui, c’est triste de fermer une église. On voudrait toutes les garder, mais ce n’est plus possible.»

Mises en vente

«Ce ne sont encore que des hypothèses», a tenu à préciser Mgr Tremblay, mais dans l’éventualité où, lors de la rencontre prévue en juin 2018, les représentants des paroisses votent en faveur du plan d’action proposé par le Diocèse de Saint-Jérôme, disparaîtraient alors du paysage laurentien de nombreuses églises. Alors que certaines seraient démolies, confirme le Diocèse de Saint-Jérôme, d’autres se retrouveraient sur le marché de la vente.

«Est-ce qu’on a besoin d’autant de bâtisses qu’on en avait avant? Je ne crois pas, car ce n’est plus comme avant. Les besoins ne sont plus les mêmes», insiste Mgr Martin Tremblay.

«Nous sommes rendus à la dernière étape, de renchérir Mme Deschamps. Nous retournons actuellement dans les paroisses pour leur dire ce que nous avons à leur proposer. Est-ce que ça tient la route ou pas? Ce sera à eux de nous le dire. Le statu quo est la seule réponse qui n’est pas acceptable, car si la tendance se maintient, ce ne sera plus vivable pour personne.»

 

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