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Le projet du Quartier Ruisseau-Noir soulève des questions

Photo Plan de la Ville de Mont-Tremblant – La cartographie officielle montre le lot 3 278 147 de la rue Beattie, délimité en bleu clair. Le secteur en rouge indique la présence possible d’une zone inondable.

Le projet du Quartier Ruisseau-Noir soulève des questions

Publié le 01/10/2026

Le projet immobilier du Quartier Ruisseau-Noir, sur la rue Beattie à Mont-Tremblant, continue de soulever des questions sur l’inondabilité du secteur ainsi que sur les expertises utilisées pour évaluer sa faisabilité.

Lors de la séance du conseil municipal du 14 septembre, la citoyenne Dianne Ouellet a de nouveau demandé à la Ville si une expertise indépendante en hydrologie avait été réalisée.

Le projet prévoit notamment la construction d’un immeuble multifamilial et de quatre résidences unifamiliales. Selon Mme Ouellet, le terrain comporte plusieurs contraintes, dont une partie identifiée comme potentiellement inondable dans la cartographie gouvernementale.

« Une partie importante de ce lot est située dans le site du patrimoine, une zone qui est identifiée comme inondable, selon la cartographie officielle du gouvernement du Québec », a-t-elle soutenu devant les élus.

Une demande d’expertise indépendante

Dans une lettre transmise à la Ville le 16 août, des citoyens demandaient notamment qu’un ingénieur indépendant spécialisé en hydrologie ou un arpenteur soit mandaté afin d’évaluer le comportement du ruisseau Noir lors de périodes de fonte des neiges, de fortes pluies ou d’autres épisodes susceptibles de faire monter le niveau de l’eau.

« Un biologiste, ça ne peut quand même pas remplacer une expertise en hydrologie lorsqu’il s’agit d’évaluer précisément le comportement du cours d’eau et le risque d’inondation », a fait valoir Mme Ouellet.

Elle a également demandé à la Ville si une telle expertise avait depuis été commandée et, dans l’affirmative, si le rapport serait rendu accessible aux citoyens. Elle souhaitait aussi obtenir le rapport du biologiste que le promoteur aurait promis de transmettre lors d’une rencontre d’information tenue le 30 juillet.

La Ville s’appuie sur des documents professionnels

Le maire Pascal De Bellefeuille a expliqué que la Ville ne réalise pas elle-même les évaluations techniques demandées aux promoteurs. Il a indiqué que différents documents avaient néanmoins été déposés au service d’urbanisme.

« Il y a eu un dépôt d’un premier rapport qui va très loin, qui va dans la zone 0-100 ans », a expliqué le maire, en faisant notamment référence aux impacts potentiels de la rivière du Diable et à ceux associés à l’ancien barrage de la Manchester.

La Ville a également reçu un document provenant d’un arpenteur concernant les élévations du terrain. Selon M. De Bellefeuille, une partie des terrains située vers le ruisseau se trouve dans une zone protégée ou inondable, alors que le plateau où serait implantée une partie du projet aurait été évalué par des professionnels.

« Le plateau sur les plans a été confirmé par des professionnels, qui font partie d’ordres professionnels », a affirmé le maire, ajoutant que les documents déposés indiqueraient l’absence de zone inondable sur le secteur du plateau visé par le projet.

Attendre les nouvelles cartes ?

Pour Dianne Ouellet, la présence de cartographies gouvernementales actuelles et l’arrivée annoncée de nouvelles cartes soulèvent toutefois la question du moment choisi pour aller de l’avant.

« Compte tenu que nous avons quand même des cartographies officielles du gouvernement, et qu’il y a d’autres cartes de zones inondables qui sont en voie d’être déposées, est-ce qu’il n’y aurait pas lieu d’attendre justement que les nouvelles cartes soient disponibles ? », a-t-elle demandé.

Le maire a répondu que les documents produits par l’arpenteur permettent justement de préciser les limites des secteurs potentiellement inondables. Selon lui, le professionnel aurait conclu que le secteur correspondant au plateau du projet n’était pas situé dans une zone inondable.