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Janice Bélair-Rolland.

Janice. jpg La mairesse Janice Bélair-Rolland.

Lion à Mirabel:Janice Bélair-Rolland dénonce « la concurrence déloyale du fédéral »

« L’enjeu principal, c’est qu’on ne se bat pas avec une autre ville dans l’offre qu’on leur a faite. On se bat contre une entreprise fédérale »clame Janice Bélair-Rolland.

La mairesse de Saint-Jérôme était exaspérée mercredi dernier au cours d’une conversation téléphonique avec le Journal Infos Laurentides.

Clairement, elle ne digère pas l’idée de voir Lion quitter Saint-Jérôme au profit de Mirabel, sur les terrains d’Aéroports de Montréal (ADM).

Bien plus, elle évoque ce qu’elle considère comme une injustice.

« Ça a été porté à notre attention, il y a quelques jours de cela, à l’effet que Lion avait reçu d’ADM une offre super alléchante. On est allé valider auprès de Lion, évidemment, et ils nous ont confirmé qu’ils avaient reçu une offre en or. On se bat (contre) les terres de la couronne. On ne bat pas avec les mêmes armes. En fait, on ne sait pas du tout avec quelles armes ils se battent parce qu’il y a une certaine opacité. On va se le dire. On ne sait pas ce qu’ils peuvent offrir ou ce qu’ils ne peuvent pas. Ils ont l’air à avoir une très très grande liberté. Alors, mon problème, c’est ça ».

« Concurrence déloyale »

La mairesse jérômienne ne décolère pas.

« (C’est) le fait qu’ADM qui a une vocation pour l’aérospatial puisse offrir quelque chose de super alléchant à une entreprise qui devrait plutôt être dans le parc industriel d’une municipalité pour l’épanouissement économique de la ville. C’est là que c’est préoccupant».

« Ce n’est vraiment pas contre Mirabel (la ville). C’est contre la concurrence déloyale qui est faite de la part du fédéral à 15 kilomètres de chez nous»reprend-t-elle.

Surenchère?

Par ailleurs, il ne faudrait pas s’attendre à ce que la Ville de Saint-Jérôme embarque dans une surenchère avec ADM pour garder Lion dans la capitale des Laurentides.

À ce sujet, la mairesse Bélair-Rolland se veut claire.

« On est allé à la limite de ce que la loi nous permet. Ils (ADM) n’ont pas ces limites-là. On ne sait pas ce qu’ils peuvent leur offrir. Il y a deux semaines, ils (les dirigeants de Lion) nous ont approchés pour débloquer 5 millions de pieds carrés (dans son offre initiale, Saint-Jérôme avait offert un terrain de 450 000 pc, rue De Martigny, en face du cimetière). On leur en a trouvé (dans le parc industriel)» dit-elle, précisant que, depuis, les autorités attendent un retour de la compagnie. « On s’attendait que la décision soit prise la semaine dernière ».

Car, pour Mme Bélair-Rolland, l’enjeu est de taille.

« En laissant partir Lion, ce n’est pas 100 emplois, ce n’est pas 200 emplois, c’est un potentiel de 2 000 emplois qu’on perd.

Le fédéral a reconnu le potentiel de cette entreprise qui peut devenir une entreprise phare au Canada ».

Les Basses-Laurentides

Dans sa croisade, la mairesse dit avoir sensibilisé d’autres élus du territoire des Basses-Laurentides (elle parle de conversations, notamment avec les mairesses Sylvie  Surprenant de Sainte-Thérèse et Marlène Cordato de Boisbriand). Car pour elle, l’enjeu dépasse les limites de Saint-Jérôme.

À cet égard, elle parle d’« interpeler les deux paliers de gouvernement pour qu’ils revisent le mandat d’ADM. On demande à ce qu’ils respectent les gouvernements de proximité et qu’ils nous laissent notre croissance économique. Si le fédéral nous enlève ça avec les terres d’ADM, qu’est-ce qui va nous rester d’attrayant? On va vider nos parcs industriels ».

 

 

 

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