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Les membres de la FIQ-SPSL ont manifesté, jeudi dernier, devant les bureaux de la Direction des ressources humaines du CISSS des Laurentides, rue Durand, à Saint-Jérôme. Les dirigeants syndicaux (de dos) en ont profité pour réclamer, en leur nom, des changements aux propositions présentées. Photo Mychel Lapointe

Manifestation de la FIQ-SPSL: «Les conditions de travail sont insupportables»

«Les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes sont surchargées et à bout de souffle dans les Laurentides. Nous demandons à l’employeur d’offrir des postes stables de huit jours par deux semaines pour l’ensemble de nos membres. L’employeur nous répète constamment qu’il souhaite être attractif, mais il n’offre pas de postes à cette juste valeur. Il n’a qu’à regarder notre voisin, le CISSS de Lanaudière, qui a su rendre ses postes attractifs», a déclaré Matthieu Parker-Labonté.

Le président par intérim du Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides (FIQ-SPSL) y allait de ce commentaire jeudi dernier, sur l’heure du midi, alors que les membres du syndicat manifestaient devant les bureaux de la Direction des ressources humaines du CISSS des Laurentides, rue Durand, à Saint-Jérôme.

«Insupportables»

Accompagnées de Nancy Bédard, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec–FIQ, elles dénonçaient les propositions de l’employeur pour éradiquer le temps supplémentaire et le temps supplémentaire obligatoire.

«Les conditions de travail vécues actuellement par les professionnelles en soins sont insupportables. Elles ont tenu à rappeler à l’employeur l’importance d’avoir des postes attractifs et des mesures de rétention du personnel», rapporte-t-on du côté de la FIQ-SPSL.

Solutions inadaptées

Parlant des solutions présentées par le CISSS des Laurentides en ce qui concerne le temps supplémentaire et le temps supplémentaire obligatoire, on n’hésite pas, du côté syndical à les juger «inadaptées» au contexte actuel.

«Il a procédé à l’affichage de postes instables sur plus d’un quart de travail, sur plusieurs centres d’activités parfois même, sur une distance de plus de 60 km, et ce, sans offrir des quarts de travail aux salariées à temps partiel travaillant déjà sur ces centres d’activités. Les décisions unilatérales de l’employeur augmentent l’insatisfaction des professionnelles en soins et accentuent la surcharge de travail vécue», souligne-t-on.

Si bien que, réclame Matthieu Parker-Labonté, «nous demandons à l’employeur d’annuler l’affichage de ses 189 postes instables qui entrainent plus d’inquiétude que de satisfaction chez nos membres. Lorsque vous devez travailler sur deux quarts de travail différents et sur deux centres d’activités, vous devez apprendre quatre routines de travail. Cette instabilité augmente le risque dans la dispensation des soins, ce qui entraine un impact sur la qualité et la sécurité des soins des patients».

 

 

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