Depuis l’échéance de l’entente collective le 31 mars 2023, plus de 37 rencontres de négociation et 7 séances de médiation ont eu lieu sans progrès significatif sur le volet monétaire. Les RTF réclament un ajustement de leur rétribution pour couvrir la hausse du coût de la vie et les dépenses de base.
« Le gouvernement refuse de faire la moindre contre-proposition à la table de négociation. C’est non, mur à mur », affirme Kaven Bissonnette, vice-président de la CSD. Selon lui, des ressources intermédiaires faisant le même travail ailleurs au Québec reçoivent 36 % de plus en remboursement pour les mêmes dépenses.
Contrairement à d’autres travailleurs, les RTF n’ont pas le droit de grève ni de moyens de pression. « Lorsqu’une partie n’a aucun rapport de force, l’autre peut étirer les négociations indéfiniment, sans conséquence. Le recours juridique est devenu notre seule option », ajoute le vice-président. La CSD invoque l’article 40 de la Loi sur la représentation des ressources, qui impose une obligation de négocier de bonne foi.

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