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«Après réflexion, je ne voulais pas mettre fin à la saison des Pétroliers»,de dire Stéphane Maher, pour expliquer sa décision. Photo Claude Cormier

Pas de marge de manœuvre: «S’il se passe le moindre incident, c’est fini»-Stéphane Maher

«Nous allons terminer le projet pilote. Par contre, une chose est claire: c’est tolérance zéro. S’il se passe le moindre incident, c’est fini. Je veux m’assurer que ça ne se produise plus…»,disait le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, vendredi matin au cours d’une conversation téléphonique avec Infos Laurentides.

À un cheveu

De toute évidence, le premier magistrat jérômien n’a non seulement pas apprécié les incidents du 23 février dernier, lors d’un match des Pétroliers du Nord (Ligue nord-américaine de hockey) à l’aréna régional de la Rivière-du-Nord, alors que de tristes événements à caractère raciste ont impliqué le défenseur Jonathan-Ismaïl Diaby, des Marquis de Jonquière, et des membres de sa famille présents dans les estrades ce soir-là, mais tout autant les répercussions médiatiques qui ont suivi, donnant une très mauvaise image à la ville de Saint-Jérôme.

Pour tout dire, le maire Maher, de son propre avis, est venu à un cheveu de mettre fin à l’entente avec les Pétroliers du Nord.

«Après réflexion, je ne voulais pas mettre fin à la saison des Pétroliers (il restait un match local à disputer samedi dernier, en plus d’au moins deux matchs éliminatoires à venir). C’est ce qu’on m’a conseillé de faire. J’ai choisi d’agir en bon père de famille»,relate-t-il.

Pas de médaille…

Il y a quelques semaines, c’est les bras ouverts que Stéphane Maher a accueilli les Pétroliers, à Saint-Jérôme. Le regrette-t-il aujourd’hui, lui a demandé Infos Laurentides?

«Je ne regrette pas d’avoir décidé du projet-pilote, mais je regrette les gestes qui ont été posés. Saint-Jérôme est une bonne ville de hockey. S’ils ont une bonne ligue, ils sont les bienvenus»,indique-t-il, en précisant qu’il n’a pas été impressionné par l’équipe de sécurité (sous la responsabilité des Pétroliers) en fonction le soir des incidents. «Il y avait beaucoup de sécurité, mais je ne leur donne pas une médaille pour leur travail. Ils étaient nombreux, mais n’ont pas fait leur travail».

C’est pourquoi le maire avait donné mandat au directeur du Service de police de Saint-Jérôme, Dany Patterson, de dépêcher les effectifs nécessaires au match de samedi soir alors que les Pétroliers accueillaient l’Assurancia de Thetford-Mines, qu’ils retrouveront également en première ronde des séries éliminatoires (l’Assurancia a remporté le championnat de la saison régulière, alors que les Pétroliers ont terminé au sixième et dernier rang).

Pour les deux matchs des séries éliminatoires prévus à Saint-Jérôme (les dates n’étaient pas encore confirmées au moment d’aller sous presse), des policiers jérômiens seront également sur place.

Pas d’entente

Il est utile de noter que les Pétroliers du Nord et les dirigeants de la Régie de l’aréna régional de la Rivière-du-Nord (qui regroupe Saint-Jérôme, Prévost et Sainte-Sophie) ont convenu en novembre dernier de mener un projet-pilote d’un an pour accueillir l’équipe à Saint-Jérôme.

«Il n’y a pas d’entente à long terme»,précise le maire Maher, pour qui la présence des Pétroliers est «bonne», du fait que la glace principale de l’aréna régional n’était pas louée le samedi soir.

En vertu de l’entente, les Pétroliers paient (selon les chiffres fournis par M. Maher) 350 $ de l’heure (pour l’équivalent de trois heures) et un montant de 10 000 $ qui représente un pourcentage pour les publicités affichées sur les bandes de la glace no 1.

 

 

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