À la suite de deux consultations réunissant près d’une cinquantaine de représentants du milieu en juin, la MRC affine maintenant sa stratégie avant de fixer une cible régionale de réduction des gaz à effet de serre (GES).
Des priorités communes se dessinent
Les consultations des 3 et 16 juin ont réuni 49 participants issus des municipalités, d’organismes de conservation et de bassins versants, du milieu communautaire ainsi que d’institutions régionales. L’objectif était d’identifier les enjeux les plus importants du territoire afin d’orienter les actions qui composeront le futur Plan climat.
Pour la préfète de la MRC, Catherine Hamé, cette étape est essentielle afin que le document réponde aux réalités du territoire.
« Le Plan climat doit refléter les réalités des Pays-d’en-Haut et les préoccupations des personnes qui y vivent et y travaillent. En réunissant les municipalités et les partenaires du milieu, nous faisons émerger des priorités communes qui guideront des actions adaptées à notre territoire. »
Les échanges alimenteront maintenant la définition d’une cible régionale commune de réduction des émissions de GES, dont l’adoption est prévue à l’automne, avant le dépôt du Plan climat au ministère de l’Environnement à l’hiver 2027.

Les municipalités appelées à montrer l’exemple
Les discussions ont permis d’identifier trois axes prioritaires pour les opérations municipales : améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments municipaux, accélérer la décarbonation des flottes de véhicules et réduire la consommation d’eau potable par des efforts de sensibilisation.
Ces secteurs correspondent aux principales sources d’émissions recensées dans l’inventaire corporatif, qui tient compte notamment des bâtiments municipaux, des véhicules et équipements motorisés ainsi que du traitement des eaux usées.
Chaque municipalité doit fournir les données nécessaires à l’analyse, principalement à partir des factures de 2024. Elles recevront ensuite un portrait détaillé de leurs émissions, ce qui permettra d’adapter les mesures aux réalités locales.

Le transport collectif parmi les grands enjeux
À l’échelle du territoire, les consultations ont aussi fait ressortir trois priorités : améliorer le transport collectif, accroître la performance énergétique des nouvelles constructions et optimiser la gestion des matières résiduelles.
Ces secteurs représentent une part importante des émissions de GES générées par les bâtiments résidentiels, commerciaux, institutionnels et industriels, de même que par le transport routier et certaines infrastructures de traitement des eaux usées.
Pour la directrice générale de la MRC, Mylène Perrier, les consultations permettent de transformer les données recueillies en pistes d’action concrètes.
« Les données nous montrent où nous en sommes, mais les échanges avec le milieu nous aident à déterminer comment passer à l’action. Ces consultations nous permettent de mieux comprendre ce qui est réalisable sur le territoire et ce qu’il faudra mettre en place pour atteindre nos objectifs. Le Plan climat est une démarche transversale qui rassemble nos équipes autour d’un même objectif. Nous pouvons être fiers du travail accompli et de la façon dont elles unissent leurs expertises pour faire avancer ce projet. »
Les mesures définitives demeurent toutefois à l’étude. La firme MNP, accompagnée de Carbone-Accès et d’Enviro Accès, poursuit l’analyse afin d’évaluer le potentiel de réduction associé à chacune des mesures proposées. Les principaux constats de l’inventaire des émissions de GES devraient être dévoilés à l’automne 2026 ou à l’hiver 2027.
La culture intégrée à la démarche
La MRC a également souhaité donner une dimension artistique aux consultations. Sous la direction de l’artiste florale Annie Lord, les participants ont réalisé une œuvre collective intitulée « Nos villes : une rivière repensée à partir du vivant. »
L’installation, qui sera exposée au Centre sportif des Pays-d’en-Haut, vise à symboliser la mobilisation régionale face aux changements climatiques et à rappeler les engagements pris tout au long de la mise en œuvre du Plan climat. L’initiative s’inscrit dans la Politique culturelle et patrimoniale 2025-2030 de la MRC, qui reconnaît la culture comme un levier de mobilisation dans les projets structurants.
Des décisions attendues au cours des prochains mois
Avant que le Plan climat soit finalisé, les municipalités devront se prononcer sur différents scénarios de réduction des émissions de GES afin d’adopter une cible régionale commune. Cette cible servira ensuite de référence pour le plan d’action qui accompagnera la mise en œuvre des mesures retenues.
La démarche est entièrement financée par le programme Accélérer la transition climatique locale, issu du Plan pour une économie verte 2030. D’ici au dépôt officiel du Plan climat, la MRC poursuivra le travail de concertation avec les municipalités et ses partenaires afin de traduire les priorités identifiées en actions concrètes.

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