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Les choses se compliquent dans le domaine de la récupération au Québec. PHOTO MYCHEL LAPOINTE

Pour quatre municipalités sur cinq: hausse de la facture de Tricentris

Malgré que les statistiques rapportent que les contribuables de chacune des cinq municipalités constituantes de la MRC de La Rivière-du-Nord font leur large part dans le domaine de la récupération, ceux de quatre des cinq devront tout de même contribuer davantage à même leur compte de taxes pour financer les opérations de Tricentris, le centre de tri où est acheminé le contenu de leur bac.
Contributions
Dans les faits, les quatre municipalités en question ont reçu une majoration de facture pour l’année qui vient.
Ce qui influence certains budgets 2020 (voir autres textes en pages 5 et 6).
C’est ainsi que Saint-Jérôme a versé à Tricentris une «subvention exceptionnelle» de 445 272 $.
À Saint-Hippolyte, ce sont 62 737 $ qui sont imputables à la facture supplémentaire du centre de tri de Lachute.
On retrouve le même phénomène à Saint-Colomban, où la facture est majorée de 96 748 $, comme le rapportent les autorités.
Il en va dans le même sens à Prévost avec une facture supplémentaire de 80 000 $.
Sainte-Sophie
Le cas de Sainte-Sophie est différent, puisque le contrat annuel pour les ordures ménagères et la récupération est à coût fixe et inclut la collecte, le transport et le traitement.
On vient tout juste de renouveler pour les cinq prochaines années.
La Chine
La crise des matières recyclables, on le sait, provient notamment du fait que les dirigeants de la Chine, qui représente le plus gros client des centres de tri depuis de nombreuses années, sont devenus plus pointilleux sur la qualité des produits achetés et restreignent de plus en plus leur importation de ces matières recyclables.
Le phénomène est ressenti dans les 22 centres de tri au Québec, dont Tricentris.
Des conditions
Mais il y a plus, comme nous explique Joey Leckman, conseiller municipal à Prévost et représentant de la MRC de La Rivière-du-Nord au conseil d’administration de Tricentris.
Parlons tout d’abord de l’aluminium (entre autres les canettes) dont le prix qu’on pouvait en obtenir jusqu’à récemment est passé de 1 500 $ la tonne à 750 $. La politique de Donald Trump concernant les métaux y est pour quelque chose.
Même phénomène pour le papier et le carton (vendus en ballots) dont les normes relativement aux contaminants ont été revues à la baisse (en termes de pourcentage).
Ajoutez à cela la crise de la main-d’œuvre qui fait en sorte qu’avec moins d’employés, le tri sélectif se fait moins bien.
Parallèlement, les hausses de salaire dans les centres de tri ont aussi un impact sur les opérations.
Finalement, les compagnies d’assurances, nous dit-on, sont plus réticentes à s’engager dans un contexte de crise de la récupération.
Verre
Il y a tout de même un bon côté à tout cela quand on considère que le verre retiré du bac est récupéré et concassé. On s’en sert notamment pour le béton destiné au revêtement des routes.
Voyons ce qu’il adviendra du dossier de la récupération.
Sacs de plastique
Par ailleurs, il faut se réjouir que certaines municipalités du territoire de la MRC de La Rivière-du-Nord interdisent actuellement ou interdiront très prochainement l’usage des sacs de plastique à usage unique, du fait que cette matière est non seulement pas recyclable, mais aussi difficile à écouler sur le marché des acheteurs internationaux.
On évalue d’ailleurs que chez Tricentris on traite quelques dizaines de milliers de sacs de plastique à l’heure.
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