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Photo Mychel Lapointe

PRIMEUR: L’UPAC a frappé à l’hôtel de ville de Saint-Jérôme au début avril

Par Mathieu Locas

Après des mois d’enquête et plusieurs dizaines de témoins rencontrés, l’Unité permanente anti-corruption a finalement perquisitionné à l’hôtel de ville de Saint-Jérôme.

La saisie est survenue quelque part entre le 1eret le 5 avril dernier.

Mandat en main, les enquêteurs sont demeurés à peine quelques heures à l’hôtel de ville, puis ils sont repartis avec des dizaines de caisses de documents, datant de l’époque où Marc Gascon était au pouvoir, soit de 1995 à 2013.

Rejoint via courriel par Infos Laurentides, le service des communications de l’UPAC a refusé de confirmer la perquisition. Par contre, une source a confié au journal que les enquêteurs ont mis la main sur des agendas, des contenus de rencontres impliquant Marc Gascon sur divers dossiers, plusieurs centaines de courriels en provenance de sa boîte de l’époque de même que les contenus de textos.

Dans la plus grande discrétion

La saisie a été réalisée dans la plus grande discrétion. L’UPAC ne désirait pas attirer l’attention sur sa présence au 10 St-Joseph.

Dans son édition du 6 février dernier, Infos Laurentidesaffirmait que des enquêteurs de l’UPAC avaient communiqué avec des hauts fonctionnaires de Saint-Jérôme pour leur signaler qu’ils s’apprêteraient à saisir des documents de l’ère Gascon.

À ce moment, une source nous avait précisé que «quand l’administration enquêtée est toujours au pouvoir, les enquêteurs de l’UPAC ont tendance à débarquer sans s’annoncer (comme ce fut le cas à Chambly récemment avec l’administration du maire Denis Lavoie). À Saint-Jérôme, comme Marc Gascon n’est plus au pouvoir, l’UPAC a appelé pour annoncer ses couleurs. En agissant ainsi, ça évite de paralyser l’administration municipale»

Des témoins

Cette enquête de l’UPAC a fait l’objet de reportages dans les éditions du 21 novembre et du 5 décembre 2018 de même que celle du 6 février dernier d’Infos Laurentides.

À travers les nombreux textes, plusieurs acteurs politiques dont Robert Carrière, Andrew Hattem, Benoit Delage, ainsi que d’autres sources anonymes nous ont confirmé avoir eu, chacun, un entretien de plusieurs heures avec une équipe de deux enquêteurs. En plus de ces personnes, au moins une trentaine d’autres ont été rencontrées de façon individuelle.

Parmi les sujets traités, il y avait la rénovation de la résidence personnelle de Marc Gascon, sa gestion dans le dossier de l’aréna régional avec la firme L’Archevêque & Rivest, les partages de contrats avec les firmes d’ingénieurs, la vente d’un terrain au fils de l’ancien conseiller Guy Lalande (revendu avec un important profit ensuite), les soirées bien arrosées au Centre Bell pour des parties de hockey ou des spectacles musicaux, sur le bras des firmes de professionnels et plusieurs autres sujets.

Le 5 décembre dernier, Infos Laurentidesa évoqué le fait que la perquisition de l’UPAC devait se faire d’ici quatre ou cinq mois, ce qui a coïncidé avec celle effectuée au début d’avril.

Selon une de nos sources, Marc Gascon n’aurait pas été rencontré par l’UPAC. Information qui n’a pu, cependant, être validée par la police. Reste à voir si des arrestations et des accusations découleront de ces perquisitions.

 

 

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