Avec un investissement de plus de 250 millions de dollars sur cinq ans, Québec souhaite agir davantage en amont des problèmes de santé et réduire les inégalités sociales. Une orientation qui rejoint directement la démarche Santé, Plein air, Culture et Communauté (SPAC), déployée sur le territoire agathois depuis plus d’un an.
Un investissement majeur pour agir en amont
Le gouvernement du Québec a récemment présenté son Plan d’action national de prévention en santé 2026-2031, issu de la Stratégie nationale de prévention en santé 2025-2035. Le plan prévoit des investissements de plus de 250 millions de dollars afin de renforcer les actions préventives et d’améliorer durablement la qualité de vie de la population.
L’objectif est notamment de réduire la croissance des maladies évitables, de diminuer les écarts liés aux inégalités socioéconomiques et de favoriser des environnements de vie plus sains. Dans son mot d’ouverture, la première ministre Christine Fréchette rappelle que « la santé est notre richesse la plus précieuse » et que le Québec doit « prendre les devants » pour protéger ce pilier collectif.
Le gouvernement souhaite notamment réduire de 10 % la croissance du fardeau des maladies évitables d’ici 2035, tout en diminuant les écarts de mortalité prématurée observés entre les différents groupes sociaux.
La ministre de la Santé, Sonia Bélanger, insiste sur l’importance d’une mobilisation collective. Selon elle, le plan d’action « doit permettre de réduire les écarts de mortalité prématurée et d’alléger la pression sur le système de santé », grâce à des mesures déjà reconnues pour leur efficacité.
Une vision qui rejoint les priorités locales
À Sainte-Agathe-des-Monts, l’annonce gouvernementale est perçue comme une validation du travail amorcé localement depuis plusieurs mois. La Ville estime que cette orientation nationale confirme la pertinence d’intervenir directement dans les milieux de vie, en misant sur la collaboration territoriale et la participation citoyenne.
« La prévention ne se construit pas uniquement dans les hôpitaux ou les institutions. Elle se construit aussi dans nos quartiers, nos organismes, nos espaces publics et nos communautés », souligne le maire Frédéric Broué.
Cette vision rejoint plusieurs priorités municipales déjà identifiées, notamment le développement du plein air, le renforcement des liens sociaux, la participation citoyenne et la lutte contre les inégalités.
Le ministre responsable des Services sociaux et de la Lutte contre l’itinérance, Lionel Carmant, rappelle d’ailleurs que les efforts de prévention doivent se déployer dès l’enfance et se poursuivre tout au long du parcours de vie afin d’améliorer la qualité de vie des citoyens.

Le projet SPAC déjà bien implanté
Depuis plus d’un an, la municipalité mène le projet Santé, Plein air, Culture et Communauté (SPAC), une démarche visant à mieux comprendre les réalités sociales du territoire et à décloisonner les différents acteurs du milieu.
Dans le cadre de cette initiative, des dizaines d’intervenants municipaux, communautaires, institutionnels et citoyens ont été rencontrés afin de dresser un portrait social local et de cibler des pistes d’action concrète.
Le projet mise notamment sur l’accès au plein air, la vitalité culturelle, la participation citoyenne et le renforcement du tissu social. Une approche qui rejoint directement les orientations du plan gouvernemental.
La ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air, Kariane Bourassa rappelle d’ailleurs que « la santé dépasse le seul cadre des soins » et repose aussi sur des environnements « favorables, accessibles et inclusifs ». Elle souligne également l’importance de l’activité physique et du plein air pour le bien-être physique, mental et social.
Une cohérence avec les orientations nationales
La Stratégie nationale de prévention en santé insistait déjà sur l’importance d’une mobilisation intersectorielle et d’une collaboration entre les différents partenaires du milieu.
Le rapport Se concerter pour mieux prévenir recommandait lui aussi un soutien accru aux municipalités afin de favoriser des initiatives adaptées aux réalités locales.
La directrice nationale de santé publique, Caroline Quach-Thanh, affirme que le nouveau plan d’action « vient jeter les bases d’une action concertée en prévention pour les cinq prochaines années » et qu’il vise à obtenir « des gains substantiels en matière de santé et de qualité de vie ».
Dans ce contexte, Sainte-Agathe-des-Monts considère que le projet SPAC représente un exemple concret de mise en œuvre locale des principes défendus à l’échelle provinciale.
Des collaborations appelées à se poursuivre
La Ville entend maintenant poursuivre les travaux de son comité de pilotage et maintenir les collaborations amorcées avec les partenaires municipaux, communautaires, institutionnels et universitaires.
L’annonce du gouvernement pourrait également permettre de consolider certaines initiatives existantes, d’en développer de nouvelles et d’augmenter la capacité d’action des organismes locaux.
Pour la municipalité, l’objectif demeure le même : améliorer la qualité de vie des citoyens en créant des milieux de vie favorables et inclusifs, où la prévention et la participation citoyenne occupent une place centrale.
En saluant le nouveau Plan d’action national, Sainte-Agathe-des-Monts réaffirme ainsi sa volonté de poursuivre une approche de prévention enracinée dans la réalité des communautés et soutenue par une vision commune entre les différents niveaux de gouvernement.
Les lecteurs qui souhaitent mieux comprendre la démarche SPAC peuvent consulter l’article consacré à ce projet « Sainte-Agathe-des-Monts lance la démarche SPAC » sur le site du Journal Infos Laurentides.

MOTS-CLÉS
CISSS des Laurentides
Sainte-Agathe-des-Monts
frédéric broué
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