Catherine Drouin, actuelle conseillère municipale du district 5 à la Ville de Mont-Tremblant, a affirmé vouloir « améliorer la vie des gens de la circonscription de Labelle. »
De son côté, Nicolas Prévost, ancien président de la Fédération québécoise des établissements d’enseignement (FQÉE), dit miser sur « l’énergie et l’expérience accumulées durant 35 ans dans le milieu de l’éducation. »
Finalement, actif au sein de l’exécutif local de Labelle, Daniel Corbeil, ancien directeur général du CSSS Lucille-Teasdale, tentera de représenter les couleurs péquistes pour une deuxième élection consécutive.
Tous trois partagent une même conviction : le Québec doit devenir un pays. Mais leurs parcours, leurs expériences et leurs priorités diffèrent.
Catherine Drouin : agir en amont des problèmes
Conseillère municipale à Mont-Tremblant et impliquée depuis plus de vingt ans dans le développement social et économique de la région, Catherine Drouin affirme que sa décision de faire le saut en politique provinciale découle d’un constat fait sur le terrain.
« Comme élue municipale, je vois les besoins, mais aussi les immenses forces de notre communauté, explique-t-elle. »
Pour elle, Québec représente le lieu où il est possible d’agir durablement.
« Après vingt ans à essayer de réparer les problèmes sur le terrain, je veux contribuer à de véritables solutions. Je veux participer à l’élaboration de politiques publiques qui empêchent ces problèmes de se produire en premier lieu », affirme-t-elle.
La candidate évoque notamment l’itinérance, l’accès aux soins de santé et le financement des infrastructures comme des enjeux qui dépassent les capacités des municipalités.
« Les municipalités sont devenues des solutionneurs de problèmes sans toujours être reconnues comme de véritables partenaires, souligne-t-elle. Il faut rapprocher les décisions des réalités locales. »

Nicolas Prévost : l’expérience de l’éducation et du consensus
Figure connue du milieu de l’éducation, Nicolas Prévost mise sur ses 35 années d’expérience en gestion scolaire et en représentation publique pour convaincre les militants péquistes.
« Mon parcours m’a naturellement conduit vers la politique, explique-t-il. »
L’ancien dirigeant souhaite mener une campagne axée sur la confiance et la collaboration.
« Les gens sont parfois désabusés par la politique, dit-il. Il faut les écouter, travailler en équipe et surtout passer de l’écoute à l’action. »
Si l’éducation demeure son domaine de prédilection, il entend aussi s’intéresser aux dossiers de la santé, de la culture et du développement régional, en plus d’« avoir la capacité de travailler sur plusieurs fronts à la fois ».

Daniel Corbeil : miser sur le terrain
Déjà candidat péquiste lors du scrutin de 2022, Daniel Corbeil présente sa candidature comme la suite logique d’un engagement amorcé depuis plusieurs années.
« Depuis 2022, je suis profondément impliqué auprès du Parti québécois, maintient-il. Je me suis investi dans des dossiers locaux importants et j’ai travaillé sur des propositions touchant la gouvernance en santé. »
En misant sur son expérience de terrain, M. Corbeil croit à « une gouvernance de proximité qui redonne du pouvoir aux territoires… [plutôt] que les grandes structures bureaucratiques ». Il ne croit toutefois pas à l’abolition totale de Santé Québec, mais insiste sur l’importance d’investir rapidement dans les infrastructures de santé des Laurentides.
Les membres du Parti Québécois de Labelle pourront choisir leur candidat le 4 juillet prochain.

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