Organisé le 10 septembre, l’événement avait à la fois une visée de financement et de sensibilisation. La Ville de Piedmont a fourni gratuitement la salle de la Gare de Piedmont pour la tenue de l’activité.
Un atelier inspiré de Louis
Pour Marie-Andrée Gagnon, cofondatrice de Génération Louis et mère de Louis, les levées de fonds permettent à l’organisme de poursuivre ses activités.
Le choix du neurodessin était aussi lié au parcours de Louis.
« Vers la fin de sa vie, lorsqu’il vivait de l’anxiété, il s’est mis vraiment beaucoup à faire ce type de dessin-là ».
L’organisme a adapté la démarche afin qu’elle puisse être enseignée par Isabelle Letiecq, enseignante en arts plastiques retraitée et bénévole à Piedmont.
« On l’a appelé le neurodessin, le dessin neurographique. On l’a ajusté pour qu’Isabelle puisse l’enseigner ».
L’approche mise de l’avant durant l’atelier permet aux participants de se concentrer sur le processus de création, sans exigence de performance. Plusieurs ont souligné avoir apprécié ce moment de détente et de réflexion.

Une mobilisation autour de la santé mentale
Isabelle Letiecq collabore avec Génération Louis depuis l’année dernière. Son implication comprend notamment des activités auprès de jeunes adultes et des interventions dans des établissements d’enseignement.
Pour Génération Louis, l’objectif demeure de créer des occasions de parler de santé mentale autrement et de réduire l’isolement.
« On a besoin de douceur dans cette société, de douceur envers soi-même. C’est pour permettre de sortir de l’isolement qu’on fait ça ».
La Journée mondiale de la prévention du suicide a ainsi servi de contexte pour ouvrir le dialogue autour de la santé mentale et des préoccupations suicidaires, des sujets qui demeurent difficiles à aborder.
Des projets auprès des jeunes
La levée de fonds doit notamment contribuer à la poursuite des activités de l’organisme. Génération Louis souhaite retourner au cégep de Saint-Jérôme après une présence, l’an dernier, au cégep de Lionel-Groulx.
Un projet se dessine également à Longueuil avec un organisme qui intervient auprès de personnes vivant un deuil. Génération Louis a été invitée à participer à une démarche destinée à des adolescents confrontés à différentes formes de deuil.
L’organisme travaille aussi avec La Halte des proches. Cette collaboration a permis de recueillir des fonds pour quatre ateliers d’art-thérapie à l’école polyvalente Cap-Jeunesse de Saint-Jérôme cette année.
La démarche repose sur l’idée de rendre les conversations sur la santé mentale plus accessibles et de permettre aux personnes de parler de leur expérience sans honte.
Faire vivre le message de Louis
Pour Marie-Andrée Gagnon, les activités de Génération Louis sont aussi une façon de maintenir la mémoire de son fils et de poursuivre le message qu’il portait.
L’événement de Piedmont a ainsi été présenté comme une occasion de se réunir, de se soutenir et de parler de santé mentale.
« Il y a beaucoup d’espoir dans ce bel événement-là de voir les gens se réunir ».
Le message associé à Louis demeure au cœur de cette démarche.
« Le message de Louis, c’était vraiment qu’il sentait qu’il ne cadrait pas dans cette société ».
Pour Génération Louis, la suite passe par les arts, le dialogue et la création d’occasions de rejoindre notamment les jeunes adultes.
Une campagne de sociofinancement
Génération Louis mène également une campagne de sociofinancement sur GoFundMe pour soutenir ses activités. L’objectif est de récolter 10 000 $, notamment afin de financer des ateliers et des interventions d’art-thérapie dans les cégeps et auprès des jeunes.

MOTS-CLÉS
Génération Louis
Piedmont
Saint-Sauveur
Marie-Andrée Gagnon
Neurodessin