Une histoire familiale au cœur du projet
Le 8 octobre 2024, le fils de Nicolas Tétrault, âgé de deux ans et demi, est retrouvé inanimé dans une piscine résidentielle. Le père affirme avoir tenté de le réanimer avant l’arrivée des secours. « Je me suis mis à prier le bon Dieu », a-t-il raconté lors de l’inauguration.
L’enfant est transporté à l’hôpital, où un pouls est rétabli après de longues tentatives. Nicolas Tétrault parle d’un premier « miracle », tout en décrivant des semaines particulièrement éprouvantes pour la famille.
Lors de son témoignage, le fondateur juge complexe le parcours hospitalier qui a suivi. Il affirme que certaines décisions médicales ont soulevé des inquiétudes au sein de la famille et que des recommandations externes n’auraient pas été retenues. Il soutient également que des démarches ont été entreprises pour obtenir un transfert vers d’autres établissements, sans succès à ce moment-là.

La réponse de l’Hôpital de Montréal pour enfants
Contacté par notre rédaction, l’Hôpital de Montréal pour enfants a transmis une déclaration écrite. L’établissement indique que, dans les cas d’arrêt cardiaque avec réanimation prolongée — comme lors d’une noyade —, les chances de survie demeurent faibles et les enfants subissent généralement de graves lésions cérébrales.
Il précise que ses équipes suivent des protocoles stricts et que les traitements sont ajustés en fonction de l’évolution de l’état du patient, notamment en présence de complications comme des crises d’épilepsie ou des difficultés respiratoires.
L’hôpital ajoute que, lorsque la récupération des fonctions cérébrales est jugée improbable, les soins peuvent être orientés vers le confort et la réduction de la douleur. Des options comme un second avis ou un transfert peuvent alors être offertes aux familles.
Concernant le don d’organes, l’établissement souligne que ces discussions, gérées par Transplant Québec, n’ont lieu que lorsque la mort est jugée inévitable et n’influencent pas les soins prodigués. L’hôpital se dit par ailleurs engagé à offrir des soins fondés sur des données probantes.

Un transfert vers les États-Unis
Face à la situation, la famille entreprend des démarches pour transférer l’enfant vers un hôpital américain spécialisé. Nicolas Tétrault décrit un processus exigeant, tant sur le plan logistique que financier, qui a nécessité la mobilisation de ressources personnelles.
Il relate l’arrivée d’une équipe médicale étrangère venue chercher son fils, une scène qu’il compare à « un film ». Selon son récit, l’état de l’enfant se stabilise après son arrivée aux États-Unis. Des ajustements de traitement sont effectués et une trachéotomie est réalisée pour faciliter la respiration. Il affirme avoir observé une amélioration dans les jours suivants.
L’hyperbare au cœur de la mission
Cette expérience a mené Nicolas Tétrault à s’intéresser aux chambres hyperbares, qu’il associe en partie à l’évolution de l’état de son fils. Il soutient que l’accès à ce type de traitement s’est avéré complexe, tant sur le plan financier que logistique.
De cette réalité est née l’idée de créer un réseau visant à en faciliter l’accès. « On n’est pas des citoyens de seconde zone », a-t-il lancé lors de l’événement. Son fils, toujours en suivi médical, demeure au cœur de la démarche.

La directrice générale, Eden Laroche, rappelle que Sainte-Agathe-des-Monts possède une tradition liée au repos et à la santé. Elle estime que le centre s’inscrit dans cette continuité, « dans une approche plus moderne ».
L’établissement propose des séances en chambre hyperbare à basse pression, présentées comme un soutien au mieux-être, à la détente et à la récupération. L’organisation précise qu’il ne s’agit pas de soins médicaux, mais d’un service complémentaire destiné au grand public.
Le Centre compte maintenant deux succursales dans les Laurentides — à Saint-Eustache et à Sainte-Agathe-des-Monts. D’autres projets sont en développement. Une campagne de dons se poursuit pour soutenir les soins de l’enfant.

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Centre Arthur Tétrault