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«À Saint-Jérôme, à chaque année qui passe, il y a des millions qui vont dans le dossier de la police, alors qu’il y en a d’autres qui n’ont pas ce coût-là à assumer» constate Youri Chassin. Photo Claude Cormier

Un impact sur le plan économique: «Il y a une injustice qu’il faut faire reconnaître» -Youri Chassin

«Concernant la police (plus particulièrement le financement), il y a une injustice qu’il faut faire reconnaître. Ce n’est pas que Saint-Jérôme veut se débarrasser de son service de police municipale, mais il y a là une injustice qui pourrait être considérée comme une bonne base pour une aide à Saint-Jérôme là-dessus.

(Relativement à cela) j’ai des rencontres à faire» considère Youri Chassin.

En campagne électorale, celui qui est devenu député de Saint-Jérôme le 2 octobre dernier considérait comme «légitime» la demande de Saint-Jérôme d’être traitée équitablement en regard du financement de son service de police.

En rencontre avec Infos Laurentidesvendredi dernier, M.Chassin en a rajouté en ce sens.

La chose étant qu’actuellementseulement trois villes québécoises de 50 000 à 100 000 habitants, dont Saint-Jérôme, offrant un niveau de service 1, ne bénéficient pas de subventions du gouvernement du Québec en vertu des dispositions de la loi actuelle sur la police.

Question économique

«Le dossier de la police et celui des en-lieu de taxes (une autre demande de la Ville de Saint-Jérôme pour que le gouvernement du Québec paye sa juste part de taxe foncière pour les édifices publics sous sa juridiction) font partie, quant à moi, du développement économique de Saint-Jérôme. On se retrouve (à Saint-Jérôme) avec des taxes plus élevées qu’ailleurs parce qu’on assume les frais que d’autres n’assument pas » de reprendre le député. «Il faut accompagner la ville dans ses démarches pour faire reconnaître cette situation-là. Évidemment, là, ça va bien parce que l’UMQ (l’Union des municipalités du Québec) est sur le dossier des en-lieux de taxes. On va voir comment au ministère des Affaires municipales ce dossier est géré. J’ai à faire le suivi».

En ce sens, M.Chassin se dit d’avis que le dossier de la police ne droit pas traîner.

«Comme député de Saint-Jérôme, je peux comprendre que, politiquement, il n’y a jamais d’urgence là-dessus au ministère (Sécurité publique). Mais, par rapport à Saint-Jérôme, à chaque année qui passe, il y a des millions qui vont dans le dossier de la police, alors qu’il y en a d’autres qui n’ont pas ce coût-là à assumer. C’est là d’où vient l’urgence. Et nous, on a besoin de pousser ce dossier-là pour que ça devienne urgent pour d’autres personnes. Évidemment, on ne fait pas cela tout seul. C’est une demande de la ville et c’est correct que ce soit elle qui mène le dossier et qui mène la charge. Mais, nous on est en support et on suit cela avec attention. Il s’agit de faire les bonnes représentations auprès des bonnes personnes».

Marge de manoeuvre à aller chercher

Le député Chassin ne perd pas de vue la réalité des choses.

«On parle de taxes municipales. Les citoyens payent pour cela. Les citoyens et les entreprises. C’est ça qui empêche, en partie, de devenir plus important (sur le plan économique). C’est là une marge de manœuvre à aller chercher pour la Ville de Saint-Jérôme et je peux comprendre tout à fait. Il faut rendre cela plus urgent».

Parce que «mon rôle, c’est être là quand il y a une injustice, quand il y a une règle qui ne fonctionne plus dans un cas particulier» souligne M.Chassin.

Jonction 117-333

Dans le même sens, Youri Chassin veut aussi jouer son rôle dans le dossier de la jonction des routes 117 et 333, dont Infos Laurentidesavait traité en mai dernier.

«On a définitivement là une problématique à considérer, compte tenu des effets que ça a. À un moment donné, il faut régler le problème qu’on voit, à la satisfaction du plus grand nombre».

Pour ça, il mise sur la concertation.

«La concertation du ministère des Transports, de la ville et même, à la limite, des automobilistes eux-mêmes. En prenant en contre-réalité les commerçants autour.

En début d’année prochaine, il faut pouvoir se parler là-dessus. Si le processus de concertation peut débuter relativement rapidement, on va avoir une solution à proposer qui va être relativement consensuelle dans pas trop longtemps pour pouvoir commencer les travaux après».

 

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