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La situation de l’urgence de l’hôpital régional de Saint-Jérôme est de nature à inquiéter les autorités. Photo Mychel Lapointe

Un taux d’occupation élevé : idéalement, évitez les urgences

La situation s’était stabilisée pendant quelques jours, mais les urgences des centres hospitaliers des Laurentides affichent des taux d’occupation élevés, notamment celui de Saint-Eustache.

Ce qui amène les dirigeants du Centre intégré de Santé et de Services sociaux (CISSS) des Laurentides à demander à la population d’éviter de se rendre à l’urgence pour des cas non urgents.

Les cas vraiment urgents

C’est ainsi qu’on invite les usagers dont la situation n’est pas urgente à consulter leur médecin de famille, leur pharmacien, un médecin dans une clinique sans rendez-vous ou encore à communiquer avec Info-Santé, en composant le 811, où une infirmière pourra les conseiller et les diriger vers le service approprié.

La demande des gens du CISSS exclut, bien entendu, les cas pour lesquels les solutions autres que l’urgence sont inadéquates.

« Une personne dans une situation critique et instable ne doit pas hésiter à se rendre à l’urgence. Nous ne voulons en aucun cas priver une personne des soins essentiels dont elle a besoin » avise Jean-Philippe Cotton, président-directeur général adjoint du CISSS, qui assure que « les cas urgents seront pris en charge rapidement dans les six hôpitaux de la région ».

Personnel fatigué

La situation, disions-nous, s’est détériorée depuis quelques jours (le taux d’occupation à l’urgence de l’hôpital régional de Saint-Jérôme était de 151 %, lundi matin).

En conférence téléphonique avec les médias des Laurentides, il y a une quinzaine de jours, Sylvain Pomerleau, directeur général adjoint, programme santé physique générale et spécialisée, de l’enseignement et de la recherche, parlait d’un « retour à la normale »après des périodes d’achalandage élevées, imputables à différents facteurs.

M.Pomerleau avait néanmoins fait état de « personnel fatiguée »et de « pénurie de personnel ».

Sit-in

Ce qui s’est d’ailleurs reflété dans le fait que le dimanche 4 juillet dernier les professionnelles en soins de l’urgence de Saint-Jérôme, membres de la FIQ-Laurentides, ont exercé des moyens de pression en participant à deux sit-in pour les quarts de travail de jour et de soir.

Les professionnelles en soins dénonçaient, à ce moment, la « situation critique »à l’urgence de l’hôpital de Saint-Jérôme imputable selon elle« au manque criant de professionnelles en soins ».

« Cette situation compromet la sécurité des soins prodigués aux patients. Une audience au Tribunal administratif du travail a été évitée de justesse en soirée hier. Sans aucun plan de contingence pour la période estivale, les gestionnaires maintiennent les services à pleine capacité, malgré le nombre nettement insuffisant de professionnelles en soins à l’horaire. La population, mal informée de la situation, continue de se présenter à l’urgence, malgré que le taux d’occupation de celui-ci soit de 147% » soulignaient les responsables de la FIQ-Laurentides.

 

 

 

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