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«On vit dans l’espoir d’un déconfinement pas trop loin» dit Rhéal Fortin.

Une année de pandémie: « Je pense qu’on s’en sort pas si pire »-Rhéal Fortin

En raison de la pandémie, l’année qui vient de passer a été difficile pour la très grande majorité d’entre nous.

À ce niveau, le député de Rivière-du-Nord, Rhéal Fortin, ne fait pas exception, comme l’a constaté le Journal Infos Laurentidesqui l’a invité, vendredi matin dernier, à faire un retour sur les 12 derniers mois.

Confiné

D’abord, à titre personnel, Rhéal Fortin n’a eu d’autre choix que de s’adapter à la situation.

«Je l’ai vécu comme un peu tout le monde.On s’est renfermé chez nous. Je ne sors pas beaucoup de la maison.Aux Fêtes, je suis allé chercher ma mère qui vit toute seule à La Noblesse.Comme on était confinés tous les deux depuis pas mal longtemps, je l’ai amenée à la maison fin décembre et elle est retournée chez elle fin février. On a passé presque deux mois ensemble. Ça a été à peu près la seule compagnie depuis un an.On est pas mal isolé. C’est le côté difficile».

«C’est ce qui me pèse le plus de ne pas voir personne. Les seules sorties, c’est l’épicerie. Je dirais que c’est le côté sombre de la pandémie. Mais, bon, on va passer au travers. Le printemps se pointe le bout du nez. Ça me revitalise. On vit dans l’espoir d’un déconfinement pas trop loin».

Du positif

L’adaptation a également été nécessaire sur le plan professionnel. Le député Fortin y voit tout de même du positif à certains égards.

«On a beaucoup appris. Le ZOOM, pour moi, ça voulait dire une loupe. Le ZOOM, c’est devenu notre quotidien. À la Chambre des communes, on siège sur ZOOM. C’est assez exceptionnel. Il y a 338 députés et il y en a seulement 50 en Chambre (le maximum permis)».

«Dans la circonscription, on essaye de communiquer avec les gens (les médias sociaux ont pris beaucoup d’importance, note-t-il). Les gens nous interpellent beaucoup par téléphone. J’ai toute une équipe (personnel politique). Je suis bien content. Ce sont des gens qui ont fait un travail extraordinaire ».

Et le positif:

«On apprend. C’est tout nouveau. Je pense qu’on s’en sort pas si pire. J’ai l’impression qu’il y a bien des choses qui vont rester. On n’est pas obligé d’aller au bureau chaque jour. Avant, il n’y avait pas beaucoup d’employeurs qui acceptaient que leurs employés travaillent à la maison. Les gens qui travaillent à la maison ne travaillent pas moins qu’ils travaillaient. Même que des fois, ils travaillent plus. On est beaucoup plus efficace. À mon avis, il y a du bon là-dedans. Même si je peste contre le confinement. Pas que je suis contre, je vois bien que c’est nécessaire. Je suis d’accord, mais je suis tanné, pour ne pas dire autre chose.(N’empêche qu’il) y a des avantages à cela et on les a découverts. On va peut-être se retrouver avec une nouvelle façon de travailler. Peut-être qu’il y a une partie qu’on peut faire (à la maison), en économisant et en étant plus efficace ».

L’internet

Néanmoins, le député Fortin décèle un élément négatif qui date de quelques années, mais qui a été davantage mis en évidence avec la pandémie.

«Un des problèmes majeurs qu’on a connus dans la circonscription, c’est la connexion internet. On en entendait parler avant. Je suis intervenu à quelques reprises depuis cinq ans là-dessus. Depuis, la pandémie(nous a fait réaliser) qu’il y a vraiment des problèmes. Un petit coin de Sainte-Sophie, Saint-Hippolyte ou Prévost, ce n’est pas tout le monde, ce n’est pas généralisé, mais il va falloir intervenir(à ce niveau). En 2021, si on veut travailler de la maison, il faut améliorer la connectivité. C’est probablement le pire problème, sur le plan technique, qu’on a connu(depuis le début de la pandémie)».

Gestion de crise

Par ailleurs, même si, dans une certaine mesure, il est prêt à donner une chance au coureur, Rhéal Fortin n’a pas été impressionné outre mesure par la gestion de la crise par le Gouvernement Trudeau.

«Il faut être objectif: peu importe le parti au pouvoir, ce n’est pas facile. Ça n’a pas été parfait, ni à Ottawa, ni à Québec. Mais je pense que ces gens-là ont essayé de faire de leur mieux dans des circonstances qui n’étaient pas prévues et pour lesquelles, (on) n’était pas préparé. Je pense qu’on doit reconnaître cela».

Néanmoins,«une fois qu’on a dit cela, il y a une façon de faire. J’ai trouvé que M.Legault (François, premier ministre du Québec) réagissait assez efficacement. Il donnait confiance. M.Trudeau (Justin, premier ministre du Canada) était toujours en improvisation, mais une improvisation assez approximative. Très approximative. Les mesures tardaient à venir. J’ai vraiment déploré cela. Je pense que M.Trudeau ne nous a pas démontré un leadership à toute épreuve dans cette crise-là. Je l’ai déploré souvent et je continue à le déplorer».

Par exemple, «le dossier des frontières (la fermeture) ça a été assez chaotique. Et, ça, c’est la responsabilité de Justin Trudeau».

Des reproches également en matière de santé.

«Dire aux provinces comment gérer les CHSLD, alors que le fédéral n’en gère pas un seul(dénonce Rhéal Fortin)».

(Transferts en santé) «Justin Trudeau en donne de façon ponctuelle. Va patcher ici, va patcher là, alors que ce qu’on veut, c’est une restauration de la maison»(comme c’est le cas, relate le député, concernant l’agrandissement et la modernisation de l’hôpital régional de Saint-Jérôme qui nécessite, selon lui, des transferts d’argent du fédéral).

Si bien que, selon Rhéal Fortin, «M.Trudeau n’a pas été un homme d’État responsable».

 

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