Près de 400 participants sont attendus le 26 octobre au Théâtre Le Patriote, à Sainte-Agathe-des-Monts.
Présentée comme une « COP des Laurentides » et coprésidée par Jérôme Dupras, scientifique en chef du Québec, et Agnès Grondin, députée sortante d’Argenteuil, l’initiative réunira des élus municipaux d’une cinquantaine de municipalités, des représentants des MRC et des experts afin de partager des solutions et de favoriser une action concertée.
« Le Sommet des Laurentides est né d’un constat simple : les solutions ont plus de poids quand on avance ensemble. Or, dans les Laurentides, on en a, des solutions. Il faut juste qu’on se parle et qu’on mette nos ambitions en commun », expliquent par communiqué Frédéric Broué, maire de Sainte-Agathe-des-Monts, et Joey Leckman, conseiller municipal et maire suppléant de Prévost, tous deux membres du comité directeur.

Quatre grands chantiers
Depuis le printemps, près de 50 municipalités et cinq MRC travaillent à l’identification d’enjeux communs, de diagnostics et de pratiques pouvant être mises en commun.
Coordonnée par Éco-corridors laurentiens, la démarche s’articule autour de quatre grands chantiers : l’eau et les écosystèmes naturels, la mobilité durable, l’économie sociale et les matières résiduelles ainsi que les milieux de vie résilients.
Ancienne députée de la CAQ dans Argenteuil, Mme Grondin estime que la création de ce sommet constitue l’aboutissement de plusieurs années de travail mené par différents acteurs des Laurentides.
« Ça fait 25 ans que d’une façon ou d’une autre, on travaille sur la question notamment environnementale, rappelle-t-elle. L’objectif, c’est de redonner la parole aux municipalités, de partager les bons coups politiques et les coups qui n’ont pas donné les résultats escomptés [en matière d’environnement]. »
Une démarche qui veut dépasser les frontières municipales
L’objectif du sommet n’est pas de régler tous les problèmes environnementaux en une seule journée. Les organisateurs souhaitent plutôt établir des bases communes et favoriser la collaboration entre des municipalités dont les réalités peuvent être très différentes.
« Les solutions, ce ne sont pas du mur à mur et il faut que les communautés se mobilisent, trouvent des solutions qui correspondent à leur réalité », insiste Mme Grondin.
Cette dernière a également insisté sur l’importance de rapprocher les décisions des réalités vécues par les citoyens. Selon elle, les municipalités sont bien placées pour identifier les enjeux et expérimenter des solutions adaptées à leur territoire.
Le sommet pourrait également servir de levier auprès des gouvernements provincial et fédéral, les municipalités pouvant ainsi faire connaître des priorités communes plutôt que d’intervenir individuellement, notamment par la rédaction d’un « Accord des Laurentides ».
S’appuyer sur la science
La démarche se veut également guidée par les connaissances scientifiques. La présence de Jérôme Dupras à titre de coprésident vise notamment à renforcer le lien entre les décisions municipales et les données scientifiques disponibles.
Pour Agnès Grondin, le partage de l’information scientifique prend également une importance particulière dans un contexte de désinformation.
« Toute la question du partage de l’information, toute la question de la désinformation, aujourd’hui, on ne peut pas être plus actuel que ça », souligne-t-elle.
Le rendez-vous du 26 octobre doit ainsi servir de point de départ à une collaboration régionale plus structurée.

MOTS-CLÉS
Sommet des Laurentides
Jérôme Dupras
Sainte-Agathe-des-Monts