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Pour la présentation de l’étude, le maire Stéphane Maher (à droite) était accompagné du directeur de police Dany Patterson et du directeur général Yvan Patenaude. Photo Mychel Lapointe

Une facture onéreuse pour les Jérômiens, mais… «On n’a pas une police chromée» –Stéphane Maher

«On n’a pas une police chromée. On n’a pas une mauvaise gestion. On fait notre travail. J’ai tout le temps dit que je ne vais pas dire à la police de couper ses dépenses. Jamais!» clame Stéphane Maher.
Le maire réagissait ainsi mardi dernier alors que les autorités jérômiennes présentaient aux représentants de la presse régionale une étude réalisée par la firme Raymond Chabot Grant Thorton sur leur service de police.
Il en ressort, comme le souligne Nicolas Plante, associé chez RCGT, que «les Jérômiens se retrouvent avec un coût de service de police parmi les plus onéreux (…) Le coût par habitant est un des plus élevés et il y a une croissance importante de la population».
Des comparables
En fait, pour les besoins de l’étude, on a comparé le service de police jérômien avec ceux des MRC de Drummond et des Maskoutains (tous deux desservies par la Sûreté du Québec), la régie de police de Deux-Montagnes ainsi que les services de police municipale de Granby, Terrebonne, Saint-Eustache et Blainville.
On parle, pour les entités choisies, de population et d’offre de services similaire.
Il ressort notamment de l’étude (2018) que le service de police de Saint-Jérôme se classe au premier rang pour le coût par habitant (270 $), le coût par effectif (policiers et civils) permanent (146 103 $), le coût par 1 000 000 $ de richesse foncière uniformisée (2 733 $), le rang pour la criminalité en 2018 pour les villes de 40 000 habitants et plus au Québec (3e) et le nombre d’appels en santé mentale pour 10 000 habitants (130,2).
Ce qui fait conclure aux gens de RCGT que «les indicateurs montrent que le service de police de la ville (Saint-Jérôme) a fait face à des coûts supérieurs et un volume d’activités important pour l’exercice 2018, en comparaison aux autres corps policiers».
Externalités négatives
Autre élément dont il faut tenir compte dans l’étude, ce sont les externalités négatives inhérentes à une capitale régionale comme Saint-Jérôme et même plus. On parle, entre autres, de la présence du centre de détention provincial, de centres de libération (provincial et fédéral), des centres de transition fédéral et provincial, du centre de probation (régional), du palais de justice, de santé mentale et de DPJ.
L’étude révèle que ces externalités négatives représentent un coût total supplémentaire de 3 366 515 $ en 2018 (on évalue qu’elles représenteront des coûts supplémentaires de 3,7 M$ d’ici 2025).
Quelque 10 M$
Cette étude en main, le maire Stéphane Maher réclame l’équité dans le dossier.
«Je ne veux pas négocier sur la place publique, mais, pour moi, c’est choquant», note-t-il. «Pour que l’étude sur le Livre vert (sur la police par le Gouvernement Legault) se fasse, ça va prendre deux ou trois ans. On revient avec la même demande: donnez-nous un fonds transitoire qui est évalué à 21 M$ (par année) pour les trois villes (Saint-Jérôme, Granby et Saint-Jean-sur-le-Richelieu, que le maire qualifie de «villes orphelines»), le temps que vous déposiez votre document (…) Il n’y a pas deux catégories de citoyens. Le ministre Coiteux (Martin, ministre de la Sécurité publique dans le Gouvernement Couillard) avait reconnu l’iniquité. La commission parlementaire en 2011 a reconnu la même iniquité avec un écart de 9,6 M$ à l’époque. On est rendu à 10 M$ (pour Saint-Jérôme). La ministre actuelle (Geneviève Guilbault), je n’oserais pas dire qu’elle l’a reconnu, mais elle est sensible. Nous avons, par contre, un bel accueil du député provincial (Youri Chassin)».
En ce sens, le premier magistrat met en relief que Drummondville et Saint-Jérôme présentent une facture comparable de quelque 23 M$ pour leur service de police respectif, mais «la SQ charge 13 M$ à Drummondville».

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