À la séance du conseil du 13 octobre, un élu s’est opposé à l’achat envisagé, tandis que des citoyens ont demandé davantage de précisions sur les dépenses et les conséquences pour le voisinage.
Le maire Jean-Claude Rocheleau affirme que la Municipalité doit agir pour répondre aux exigences de la CNESST concernant le garage municipal. Le bâtiment actuel doit faire l’objet de travaux majeurs et les opérations devront être relocalisées pendant sa modernisation.
« Le BMR était notre dernière option », a soutenu le maire, qui affirme que l’administration a étudié plusieurs possibilités, y compris des solutions auprès des municipalités voisines.
La relocalisation envisagée durerait environ deux ans. Selon les explications présentées pendant la séance, l’ancien magasin accueillerait principalement les bureaux et les espaces réservés au personnel, tandis que l’entrepôt servirait notamment aux réparations des véhicules. Le sel, le sable et les véhicules lourds resteraient au garage municipal actuel afin de limiter la circulation et les nuisances sur le site temporaire.
La Municipalité prévoit ensuite revendre les terrains. Le maire a indiqué qu’une évaluation marchande avait été réalisée afin d’estimer leur valeur de revente et que cette opération devait permettre de récupérer les sommes engagées pour l’acquisition.
Un élu conteste le choix du BMR
Le projet ne fait toutefois pas l’unanimité. Lors de la séance, le conseiller Christian Lachaîne a exprimé son opposition à l’achat de l’ancien BMR. Il estime que le conseil devrait plutôt envisager une rénovation par étapes du garage actuel, tout en maintenant les opérations municipales.
La rénovation est évaluée à environ 5 millions de dollars, avec une subvention de 65 %, selon les chiffres évoqués par l’élu. Celui-ci a également soulevé la question du prix d’acquisition de l’ancien BMR, établi à 1,7 million de dollars dans son intervention.
Il a notamment comparé cette option à la construction d’un garage neuf, en évoquant le coût d’un projet réalisé à Saint-Hippolyte. À ses yeux, les dépenses liées à l’achat, à l’adaptation du bâtiment et aux imprévus pourraient rendre la solution retenue moins avantageuse qu’elle n’y paraît.
D’autres interventions ont également porté sur les coûts qui restent à préciser, notamment ceux des travaux nécessaires pour adapter l’ancien BMR aux activités municipales.
Le maire, Jean-Claude Rocheleau, a répondu que les démarches effectuées et les différentes options étudiées seraient présentées plus en détail lors d’une prochaine séance.
« Si les gens bloquent, ils bloquent. On va respecter la décision des citoyens », a-t-il déclaré.
Des citoyens demandent des précisions
Des résidents ont aussi questionné la Municipalité sur les conséquences du projet pour le secteur. Une citoyenne habitant en face de l’ancien BMR, sur la rue Beaumont, a notamment rappelé que le site se trouve à proximité de propriétés résidentielles et demandé quand une consultation publique sur le changement de zonage aurait lieu.
Le maire a répondu que la modification serait effectuée conformément aux règles applicables, sans toutefois fournir de date précise pendant cet échange.
Une autre question concernait les nuisances possibles liées au bruit et aux déplacements. En réponse, la Municipalité a rappelé que certaines opérations resteraient au garage actuel afin de limiter les activités sur le site temporaire.
Ces réponses n’ont pas dissipé toutes les interrogations soulevées pendant la séance. Des citoyens ont notamment demandé combien coûterait l’adaptation du bâtiment et quelles démarches seraient nécessaires pour s’assurer qu’il puisse accueillir les employés et les activités des travaux publics.
Les coûts et les prochaines étapes à préciser
Les échanges ont aussi porté sur les tests de contamination réalisés sur le terrain. La Municipalité a indiqué que ces analyses étaient nécessaires avant l’acquisition. Les résultats doivent contribuer à préciser la situation environnementale du site.
Le maire a annoncé qu’une communication détaillée serait publiée afin de présenter les démarches entreprises, les options étudiées et les éléments du projet. Les résolutions liées au dossier doivent également être présentées lors d’une prochaine séance.
Le changement de zonage devra suivre les étapes prévues par la réglementation. Les modalités exactes de consultation et les éventuelles procédures permettant aux citoyens de se prononcer devront être précisées à mesure que le dossier progressera.
Pour l’instant, la Municipalité défend le recours à l’ancien BMR comme une solution temporaire pour maintenir les activités des travaux publics pendant la modernisation du garage. Les questions soulevées en séance montrent toutefois que le coût global de l’opération, les travaux nécessaires sur le site et les solutions de rechange demeurent au cœur du débat.

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