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Les différents partenaires du projet posent ici en compagnie de la ministre Marguerite Blais et d’élus locaux, dont Louise Gallant, mairesse de Sainte-Sophie. Waste.jpg Photo Mychel Lapointe

Waste Management à Sainte-Sophie: des saules pour traiter les eaux usées

Utiliser des saules pour traiter des eaux usées.

C’est le projet-pilote innovateur qui est mené actuellement (sous l’appellation PhytoVaLix) au centre d’enfouissement de Waste Management à Sainte-Sophie.

Générer des solutions environnementales

Dans les faits, près de 160 000 saules ont déjà été plantés sur neuf hectares des secteurs fermés du site d’enfouissement, dont 13 % font partie du projet PhytoVaLix.

On parle d’un projet de 1,2 million $ financé par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), le Consortium de recherche et innovations en bioprocédés industriels au Québec (CRIBIQ), Ramea phytotechnologies et WM Québec.

Sans trop se perdre dans les explications scientifiques, soulignons que les phytotechnologies sont des solutions technologiques qui utilisent les végétaux pour générer des solutions environnementales. Les eaux usées (lixiviat ou eaux de lixiviation) sont issues de la percolation des précipitations à travers les matières résiduelles en décomposition. Cette eau, principalement chargée de matière organique, est recueillie par un système de captage aménagé dans le fond des cellules d’enfouissement étanches, avant d’être traitée.

Le projet PhytoVaLix (phytotraitement et valorisation de lixiviat) représente une toute nouvelle alternative pour le traitement du lixiviat par biofiltration grâce à la plantation de saules à croissance rapide. Ce procédé, développé par Ramea phytotechnologies en collaboration avec l’Institut de recherche en biologie végétale et Polytechnique Montréal, permet de valoriser les nutriments du lixiviat et d’en réduire le volume.

Les saules absorbent ces nutriments et la presque totalité des eaux usées appliquées. Ils sont ainsi valorisés par la fabrication de bioproduits.

Au site de Waste Management, les tiges des saules, qui peuvent atteindre une hauteur de plus de six mètres après trois années de croissance, seront récoltées par Ramea phytotechnologies, pour la fabrication de clôtures et de murs antibruit, ainsi que la production de paillis horticole de bois raméal fragmenté, complétant ainsi la boucle de l’économie circulaire.

Impressionnée

Présente lors de la présentation du projet jeudi dernier, la députée de Prévost (dont Sainte-Sophie fait partie) et ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, s’est dit «impressionnée» et a promis d’en souffler un mot à l’oreille de son collègue de l’Environnement, Benoit Charette.

 

 

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