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Photos : Henriette Sena

Le festival 1001 Patentes qui Bougent profite notamment de sa proximité avec 1001 Pots pour
créer des rencontres entre les différentes disciplines artistiques.

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1001 Patentes qui Bougent : un festival qui s’enracine à Val-David

Publié le 13/08/2026

La sixième édition du festival 1001 Patentes qui Bougent a pris fin à Val-David.

Pendant plusieurs jours, marionnettes, théâtre d’objets et arts du jeu masqué ont animé le village, où l’événement semble prendre une place grandissante auprès de la communauté.

Selon Sacha Ghadiri, président et membre du comité de programmation, le festival occupe désormais une place particulière auprès de la population locale. « Le sentiment que j’ai, c’est qu’il occupe une place bien au chaud dans le cœur de beaucoup de villageois déjà », affirme-t-il. Depuis deux ans, de plus en plus de résidents s’informent de la tenue de l’événement et proposent même d’héberger des artistes, souligne-t-il.

Un thème axé sur la douceur collective

Cette année, la programmation s’articulait autour du thème de la poésie de la douceur et du vivre-ensemble. Le festival proposait notamment le spectacle Bois, conçu à partir d’assemblages de morceaux de bois trouvés, ainsi que L’archipel aux mille sons, un mélange de théâtre d’objets et de musique. Une exposition soulignait également le 50e anniversaire du Théâtre de la Dame de Cœur, compagnie reconnue pour ses marionnettes géantes.

Le festival a aussi lancé cette année son premier passeport, donnant accès à plusieurs spectacles. L’objectif, selon les organisateurs, est de rendre les arts de la marionnette et du théâtre hybride plus accessibles à un public qui les connaît peu.

Des visiteurs conquis

Parmi les visiteurs rencontrés sur place, plusieurs découvraient le festival pour la première fois. Un couple de spectateurs, arrivé la veille, a qualifié de renversants les spectacles vus, évoquant en particulier le mélange de danse et d’arts visuels du spectacle L’ombre de sable.

Une mère venue voir le spectacle Bois avec ses enfants s’est dite conquise. Elle raconte avoir été captivée par la créativité déployée à partir de simples morceaux de bois pendant les quarante minutes de la représentation. Elle envisage maintenant de reproduire l’activité à la maison avec eux.

Michèle, participante à un atelier de poterie offert en parallèle à l’exposition 1001 Pots, qui suit le festival depuis plusieurs années, estime que la région a de quoi être fière : « C’est une perle qu’on a dans les Laurentides », dit-elle.

Même constat du côté d’Audrey Kim Foran, céramiste établie à Saint-Hippolyte, qui expose à 1001 Pots depuis cinq ans. Elle évoque un lieu qui favorise les rencontres entre artisans et grand public. « C’est tellement une chance d’avoir ça ici dans les Laurentides », affirme-t-elle.

Un budget à consolider

Le financement du festival repose sur plusieurs sources : la municipalité de Val-David, le Conseil des arts et des lettres du Québec, ainsi que des commandites, dont celles de 1001 Pots et de Desjardins. Selon Sacha Ghadiri, l’organisation doit chaque année diversifier ses sources de revenus, puisque le soutien obtenu une année n’est jamais garanti pour la suivante.

Selon M. Ghadiri, le festival attire aussi des visiteurs de l’extérieur, notamment de Montréal et d’Ottawa. Ce rayonnement nourrit, selon lui, un sentiment de fierté chez les résidents des Laurentides.