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Le FestiRock attire une foule record

Photo : Marie Pier Lafleur – FESTIROCK 2026

SAINT-COLOMBAN PLUS PUNK QUE JAMAIS

Le FestiRock attire une foule record

Publié le 03/09/2026

La 6e édition du FestiRock de Saint-Colomban a rassemblé une foule dense et familiale, où enfants, adolescents et adultes ont partagé la même énergie.

Des festivaliers venus des quatre coins du Québec ont contribué à l’ampleur d’un événement municipal désormais bien ancré dans le paysage régional.

Sur le terrain, le maire Xavier-Antoine Lalande observait une logistique mieux maîtrisée, résultat de plusieurs années d’ajustements. « On élargit un peu l’agilité du site. Avec les années, on est capable de mieux structurer comment utiliser le potentiel du site », explique-t-il.

La gestion du stationnement, des espaces périphériques et de la circulation des festivaliers a été optimisée pour répondre à un achalandage en hausse. Le public s’est présenté plus tôt qu’à l’habitude, signe d’un engouement marqué. « Ce qu’on remarque cette année, c’est que les gens arrivent plus nombreux, plus tôt », note le maire. La présence coordonnée des pompiers, policiers et agents de sécurité a permis d’encadrer l’achalandage sur le site.

Dans une cour de festival, une foule assiste à un concert de rock sur une scène éclairée de projecteurs colorés
Photo Marie Pier Lafleur – Une foule nombreuse réunie au FestiRock de Saint-Colomban lors de la 6e édition de l’événement.

Une foule familiale et venue de partout au Québec

Le parc Phelan débordait de visiteurs de tous âges, dont plusieurs familles venues de différentes régions du Québec. La diversité des festivaliers donnait au site une atmosphère inclusive, où les enfants occupaient une place inattendue pour un événement punk. Le maire souligne un phénomène rare : « On ne voit jamais ça, il n’y a aucun festival au Québec où les enfants font du body surfing. »

Les équipes de sécurité, postées près de la scène, accompagnaient les plus jeunes avec une vigilance constante. Rej Laplanche, animateur de l’événement depuis cinq éditions, décrit une dynamique qui contraste avec les perceptions historiques de la scène. « C’est un chaos contrôlé où tout le monde se surveille, si quelqu’un tombe, on le ramasse. Si quelqu’un veut monter sur la foule, on le soutient », dit-il. Selon lui, la foule incarne une forme de responsabilité collective : « Il y a une égalité incroyable entre les hommes, les femmes et les générations. Je pense qu’on est rendu à une certaine époque, en 2026, mais aussi avec l’âge et la maturité. »

Des artistes séduits par l’ambiance et la gratuité

Pour les artistes, le FestiRock se distingue par son accessibilité et son caractère municipal. Hugo Mudie, chanteur de The Sainte Catherines, insiste sur la rareté d’un événement gratuit de cette ampleur. Il souligne également la particularité de voir une ville porter elle-même un festival punk : « Ici, c’est carrément le monde de la ville qui organise ça. C’est vraiment unique. »

Sur scène, Mudie a été frappé par la présence des enfants dans la foule. « Pendant qu’on jouait, tout le monde qui faisait du body surf, c’était des kids », raconte-t-il. Pour lui, cette participation des plus jeunes illustre une évolution positive : « C’est de la musique agressive, mais ce n’est pas un crowd agressif. »

Rudy Caya retrouve une communauté qui lui ressemble

Parmi les spectateurs, Rudy Caya, chanteur de Vilain Pingouin, était présent pour profiter du spectacle. Invité à s’asseoir devant la scène, il a accueilli le geste avec reconnaissance, bien qu’un peu gêné. Pour lui, l’ambiance du FestiRock rappelle ses racines. « Le milieu punk, la communauté punk, c’est le contraire de ce que le monde imagine », affirme-t-il.

Après des années à évoluer dans une musique plus accessible, il dit retrouver ici un sentiment d’appartenance profond : « En ce moment, je suis en break, là, je rentre dedans, ça fait du bien. Je suis chez nous. » Sa présence s’inscrivait aussi dans un contexte de collaborations musicales en cours avec plusieurs artistes présents. « C’est tout un gros trip de gang », résume-t-il.

Une perception qui évolue

Au fil des années, le FestiRock contribue à transformer la perception du punk au Québec. Rej Laplanche rappelle que les préjugés des années 1990 s’estompent : « Je pense que la perception a changé, tout le monde a cette responsabilité de la promouvoir et de donner une bonne réputation. »

Déjà, les regards se tournent vers l’avenir. À la blague, mais avec un fond de certitude, on entendait : « Fait que là, on s’entend pour une 7e édition? » — « Ouais, c’est ça. »