Pour sa sixième édition, l’événement consolide sa place dans le paysage culturel des Laurentides en misant sur une recette éprouvée : concerts accessibles, ambiance inclusive et offre adaptée aux familles. Le festival, devenu un incontournable régional, poursuit sa croissance en élargissant son rayonnement au-delà de la région.
Une programmation solide entre figures établies et relève
La programmation réunit des groupes bien établis de la scène punk rock québécoise et canadienne, dont The Planet Smashers, The Sainte Catherines, Belvedere, Rouge Pompier, Taxi Girls, Sudden Waves et Pace. Une scène acoustique mettra aussi en valeur Joe Robicho, The Options et le Joe Evil Piano Show, tandis que l’animation sera assurée par Rej Laplanche.
Le maire Xavier-Antoine Lalande insiste sur le travail de sélection derrière cette offre : « On fait très peu de spectacles au cours des dernières années, ils les choisissent », souligne-t-il, rappelant l’importance de préserver une identité forte. Certains groupes, comme Belvedere, contribuent à attirer un public élargi : « Ils viennent de partout au Québec pour les voir. Ils sont en tournée québécoise, mais ils viennent d’Alberta ».
Un événement accessible et encadré
La gratuité demeure au cœur du FestiRock, tout comme son caractère familial. Les enfants pourront profiter d’une zone dédiée avec activités variées, incluant maquillage, tatouages temporaires et espaces de jeux.
L’organisation met également l’accent sur la sécurité, avec la présence de pompiers, de paramédics et d’interventions policières au besoin. Le maire insiste sur le climat respectueux qui prévaut sur le site : « On sous-estime un peu le volet pacifique […] les gens sont hyper respectueux ». Il évoque une scène révélatrice : « L’année passée, il y a quelqu’un qui est tombé et il était comme 10 à se garrocher pour l’aider à se relever ».
Des retombées économiques et une visibilité accrue
Au-delà de l’aspect culturel, le festival génère des retombées importantes pour les organismes et commerces locaux. Les revenus liés à la vente sur le site — évoqués à « 60… » lors de l’entrevue — sont en partie redistribués sous forme de pourboires aux partenaires. « C’est l’événement le plus lucratif pour ces organismes-là », souligne le maire.
Le FestiRock agit aussi comme vitrine pour Saint-Colomban, attirant des visiteurs qui découvrent la municipalité. « Il y a beaucoup de gens qui viennent voir leurs amis […] et qui en profitent pour faire une visite », explique Xavier-Antoine Lalande. Certains auraient même choisi de s’y établir après leur passage.
Une cohabitation bien établie
Malgré l’achalandage, les plaintes demeurent rares. Le maire salue l’adaptation des citoyens : « Au lieu de se plaindre, les gens ont adapté leur quotidien ». Les enjeux de stationnement ont notamment été atténués par une meilleure organisation logistique.
Une croissance réfléchie
Si le festival se limite pour l’instant à une journée, l’idée d’une expansion est envisagée. « On aimerait ça dans les longs termes, mais ça prend une réglementation qui s’adapte », précise le maire.
L’édition 2026 s’inscrit ainsi dans une continuité maîtrisée : un événement structuré, soutenu localement et en progression constante. « C’est un événement qui va bien, qui roule bien. C’est la sixième édition. Quand on a passé le cap du 5e, on est sur la bonne voie », conclut Xavier-Antoine Lalande.

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