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Famille Thibeault 1

Frédéric et Martin Thibeault, complices en affaires et dans la vie. Photo Claude Cormier

La famille Thibeault : Trois générations dans l’alimentation

Sylvain Poisson

redaction@journalinfoslaurentides.com

Avec maintenant quatre supermarchés Metro Plus à leur actif dans la région, la famille Thibeault est non seulement devenu un joueur majeur dans le domaine de l’alimentation mais elle aura également donné lieu à une troisième génération, en Frédéric et Martin, lesquels dirigent les destinées de ces établissements avec beaucoup d’aplomb.

L’expérience n’aura d’ailleurs pas mis de temps à s’installer pour les deux frères qui ont fait leurs premières armes très tôt dans l’épicerie de leurs parents, Louise et Nelson.  À 14 ans, ils travaillaient déjà à temps partiel, d’abord comme emballeur puis ils ont oeuvré dans plusieurs départements dont l’épicerie, la viande et la boulangerie.

En 2001, Frédéric et Martin Thibeault se consacrent à temps plein au sein des supermarchés de Saint-Jérôme et Saint-Antoine qu’ils chapeauteront en 2006.

« On ressentait le goût du défi.  On sentait qu’on en voulait plus et on était prêt à prendre de l’expansion », confie Martin.

Ainsi, la famille Thibeault fait alors l’acquisition d’un troisième supermarché à Blainville qui, trois ans plus tard, sera relocalisé sur un autre terrain.

Puis un quatrième établissement s’ajoute en 2011 avec le magasin situé à Ste-Sophie.

« Comme Obélix, on est vraiment tombé dans la potion et on a jamais été poussé à le faire », ajoute Martin qui, avec son frère Frédéric, n’ont connu que l’alimentation comme travail.  « On a eu des super parents pour ça.  On a eu de la corde amplement, pour se pendre parfois mais on apprend de nos erreurs ».

Martin Thibeault parle d’ailleurs d’une belle complicité avec son aîné.  « On travaille bien ensemble.  On est les meilleurs amis du monde ».

Les frères Thibeault partagent aussi la même vision et des tâches différentes alors que Martin se concentre notamment davantage sur la boulangerie et la charcuterie alors que Frédéric gère les fruits et légumes.

« On est bien renforcé par toute une équipe, bien entourés par des bons gérants de département », enchaîne-t-il.  Une évolution qui leur aura permis d’alléger leur semaine de travail laquelle s’est longtemps étendue sur six jours.

Ce sont d’ailleurs près de 500 employés au total que comptent l’ensemble des supermarchés Thibeault.

N’ayant jamais eu l’idée de faire autre chose, Martin se dit attiré par les défis quotidiens du métier d’épicier.  « Ça va tellement vite.  On touche jamais à la même chose et ce n’est pas un travail routinier.  Il y a des changements de mise en marché toutes les semaines, des nouveaux produits chaque semaine », commente-t-il.

La prolifération d’émissions et de magazines de cuisine, le développement et la diversification de produits comme d’ailleurs des recettes requièrent aussi beaucoup d’adaptation.  « Les clients sont plus épicuriens », affirme Martin.

Cela dit, la présence de grandes surfaces et la vive concurrence en alimentation s’ajoutent à ces défis. Un tel contexte procure l’embarras du choix au client et selon l’homme d’affaires, il faut alors se différencier. « Il est là le défi ! », lance Martin Thibeault selon lequel un service à la clientèle hors pair fait une grande différence pour le client, permettant de développer un sentiment d’appartenance au magasin.  « Il faut demeurer à l’écoute du client, lui offrir des produits de qualité et une variété de produits ».

Entre autres stratégie, la superficie disponible grâce aux grands entrepôts des magasins permet des achats massifs et ciblés en temps opportun pour ensuite offrir à certaines occasions des Rabais Thibeault à la clientèle à des prix inférieurs à la bannière.

Quant à l’avenir, Martin Thibeault confie qu’un cinquième magasin est prévu à Prévost avec l’acquisition complétée du terrain et souligne l’achat d’un autre terrain à Mirabel.

« On prend ça bouchée par bouchée.  On a soif de s’accomplir et de réussir mais pas à n’importe quel prix.  On ne tourne pas les coins ronds », laisse-t-il entendre.

La famille a en outre développé un volet immobilier ces dernières années, d’abord en devenant propriétaires de chacun des édifices abritant leurs supermarchés et ensuite grâce à l’acquisition de terrains et la construction d’immeubles à St-Jérôme, St-Antoine et Blainville où d’autres bannières y sont en location.

Les parents toujours présents

Les supermarchés Thibeault, c’est une histoire de famille et les parents, Louise Marquis et Nelson Thibeault, y sont toujours très impliqués.  « Ma mère est contrôleur et elle vérifie tout : les factures, les entrées et sorties.  Elle a quatre personnes à sa charge.  On est content de l’avoir », précise Martin.  Son père, moins présent sur une base quotidienne n’est jamais bien loin du téléphone.  « C’est notre coach, notre mentor ! ».

Pour le reste, toutes les décisions sont prises par le quatuor pour les quatre épiceries.

Le premier des supermarchés a ouvert en 1982 dans l’ancienne pharmacie Brunet sur Monseigneur Dubois et le couple s’était installé dans un logement au second étage.

L’année précédente, M. Thibeault avait pris une année sabbatique de la police sans jamais avoir repris son métier de policier.

En 1986, ils ont fait l’acquisition du terrain au 430 de la même rue à Saint-Jérôme pour relocaliser ce magasin qui a aussi connu des rénovations majeures en 1992 et 1998.

En 1993, la famille fait l’achat du Metro Plus de Saint-Antoine.

Avant d’emménager en sol jérômien, Mme Marquis avait aussi grandi dans le domaine de l’alimentation alors que son père Lucien avait un magasin général dans le bas Saint-Laurent.

Ce dernier avait décidé de venir s’établir à Montréal et d’y ouvrir un Metro sur le boulevard Gouin.

Il a aussi supporté ses fille et fils Maryline et Jean-Paul dans l’acquisition d’un supermarché.

 

 

 

 

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