Un contexte marqué par la hausse des valeurs foncières
Le processus budgétaire 2026 s’est déroulé dans un contexte exceptionnel, marqué par une hausse moyenne de 38,7 % des valeurs foncières. Cette progression, liée au nouveau rôle triennal, a entraîné des écarts importants entre les types de propriétés et les secteurs. La Ville a dû composer avec ces variations tout en maintenant un cadre fiscal équitable et compréhensible pour les contribuables. « Nous avons travaillé avec rigueur pour présenter un budget qui reflète la réalité du marché tout en protégeant les contribuables », a rappelé le maire Pascal De Bellefeuille.
Des choix pour stabiliser les finances municipales
Déposé le 29 janvier, le budget de 71,7 M$ était le premier du nouveau conseil municipal. L’administration a misé sur la stabilité financière, la consolidation des actifs municipaux et le maintien des services essentiels. Les dépenses incompressibles, notamment en sécurité publique, en gestion des matières résiduelles et en entretien des infrastructures, ont continué d’exercer une pression sur les finances. Malgré ces contraintes, la Ville a choisi de préserver la qualité des services tout en contrôlant la croissance des dépenses. « Notre responsabilité est de maintenir des services solides et fiables, même dans un contexte financier exigeant », a indiqué le maire.
Limiter l’impact pour les contribuables
Pour atténuer les effets de la hausse des évaluations, la Ville a réduit les taux de taxation. Le taux résidentiel est passé de 0,577 $ à 0,4283 $, tandis que le taux non résidentiel a été ajusté de 0,867 $ à 0,641 $. Ces mesures ont permis de contenir l’augmentation moyenne du compte de taxes entre 2,32 % et 3,19 %, selon les secteurs. Les variations demeurent toutefois importantes d’une propriété à l’autre, en fonction de l’évolution de leur valeur au rôle. « Nous avons fait tout ce qui était possible pour limiter l’impact direct sur les comptes de taxes », a souligné Pascal De Bellefeuille.
L’équité au cœur des décisions budgétaires
Au cours du processus, la Ville a analysé la possibilité d’un mécanisme de plafonnement à 5 % de la hausse des comptes de taxes. Après étude, l’administration a conclu que cette mesure aurait créé des iniquités importantes entre les contribuables et généré un manque estimé à 3 M$, compromettant la capacité de la Ville à financer ses services. Le conseil a donc choisi de ne pas retenir cette option. « Un plafonnement aurait déplacé le fardeau fiscal plutôt que de le réduire, ce qui aurait été injuste pour une partie des contribuables », a expliqué le maire.
Transparence et pédagogie autour du rôle d’évaluation
La Ville a multiplié les efforts de communication pour expliquer les écarts observés entre les propriétés et les raisons derrière les variations d’évaluation. Elle a rappelé que les contribuables qui estiment que leur nouvelle évaluation ne reflète pas la valeur réelle de leur propriété peuvent déposer une demande de révision jusqu’au 30 avril. Cette démarche vise à assurer un traitement juste et transparent. « Nous voulons que chaque citoyen comprenne les mécanismes d’évaluation et sache qu’il dispose de recours en cas de doute », a affirmé Pascal De Bellefeuille.
Une vision déjà tournée vers le budget 2027
Bien que le processus budgétaire 2026 soit maintenant terminé, la Ville se projette déjà vers 2027. Le conseil s’est engagé à analyser différentes options pour améliorer encore l’équité fiscale et poursuivre une gestion responsable des finances publiques. Cette réflexion s’inscrit dans une volonté de long terme visant à assurer la pérennité des services municipaux et la stabilité financière de Mont-Tremblant. « Nous allons poursuivre notre travail pour offrir un cadre fiscal juste et durable pour l’ensemble de la population », a conclu le maire.

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