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«Ce qui est dommage c’est que l’expérience, pour être appréciée à sa juste valeur, il faut qu’on soit dans une situation d’avoir le pouvoir», rétorque Sylvie Fréchette. Photo Mychel Lapointe

Un élément important, à ses yeux: «Au Parti conservateur, on a une équipe québécoise» -Sylvie Fréchette

«Dans Rivière-du-Nord, ça prend un député d’expérience», exprimait le député sortant Rhéal Fortin à la mi-septembre aux premières heures du déclenchement de la présente campagne électorale.
«En fait, je suis d’accord avec lui. Mais ce qui est dommage c’est que l’expérience, pour être appréciée à sa juste valeur, il faut qu’on soit dans une situation d’avoir le pouvoir. On a beau avoir plein d’expérience dans le comté, si on ne peut pas aller à la table du pouvoir pour faire changer des choses… (faisant allusion que le Bloc québécois ne peut, logiquement, être majoritaire à la Chambre des communes en raison du fait qu’il présente uniquement des candidats au Québec)», rétorque Sylvie Fréchette en entrevue avec Infos Laurentides, mercredi dernier.
Ce qui n’empêche pas la candidate du Parti conservateur du Canada dans Rivière-du-Nord de rendre crédit à son adversaire.
«Tout ce que j’entends sur lui est extrêmement positif. Je n’ai rien à dire, ni contre le Bloc ni contre M. Fortin.»
Équipe québécoise
En outre, Mme Fréchette croit être bien placée (et sa formation politique tout autant) pour jouer la fibre nationaliste.
«Mon Québec, je l’aime. Mon Québec, je l’ai porté partout à travers le monde et je le porte encore partout à travers le monde (elle est entraîneure de l’équipe Québec en nage synchronisée) […] Plus que jamais cette année, au Parti conservateur, on a une équipe québécoise. On a un lieutenant (Alain Rayes qui était dans le comté, lundi dernier, pour une deuxième fois en deux semaines).
Je pense que cela est sous-estimé quand on regarde l’impact que le Parti conservateur, avec Équipe Québec, peut réussir à amener à Ottawa. (C’est sans compter, selon elle, que) dans l’équipe québécoise du Parti conservateur, il y en a beaucoup d’expérience.»
Solitude, pauvreté et environnement
Quant à évaluer sa connaissance des enjeux du comté, Sylvie Fréchette ne considère pas être en reste face à son adversaire bloquiste.
«Ça fait 15 ans (qu’elle demeure dans le comté de Rivière-du-Nord). Je n’ai pas la prétention de connaître tous les enjeux. Mais quand tu vas t’asseoir avec les maires et les élus, tu vois des étincelles s’allumer», note celle qui dit avoir rencontré à ce jour les maires des quatre villes ou municipalités composantes du comté de Rivière-du-Nord (Saint-Jérôme, Saint-Hippolyte, Prévost et Sainte-Sophie) et de nombreux citoyens au cours d’événements publics ou lors du porte-à-porte.
«Je n’aurai plus jamais la même perspective (du comté), de ce qui les (citoyens) touche, leur fierté, leur cœur», indique-t-elle.
Car, au contact des gens, la candidate Fréchette dit entendre parler, notamment, de pauvreté et de solitude.
Elle révèle à cet égard que «je collabore beaucoup avec le Book humanitaire».
Et que dire de l’environnement (un sujet d’actualité s’il en est).
«Quand j’ai vu qu’on a sorti 300 pneus de la rivière du Nord, je me suis dit que ça ne se peut pas… Ça n’a rien à voir avec le fédéral, mais ça a tout à voir avec moi (elle dit prôner de bonnes habitudes environnementales sur les plans personnel et familial).»

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