Selon Bell, ces actes criminels entraînent des interruptions de services qui peuvent compromettre l’accès au 9-1-1, aux rendez-vous médicaux et aux communications essentielles.
La situation est toutefois plus globale sur l’ensemble du pays. Par exemple, au Québec, entre janvier et juin 2026, Bell a recensé 91 incidents de vol de cuivre et de vandalisme, une hausse de 89 % par rapport à la même période en 2025. Les régions du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de Lanaudière et des Laurentides figurent parmi les secteurs les plus touchés.
À l’échelle canadienne, l’entreprise a enregistré 993 incidents au cours du premier semestre de 2026, soit une augmentation de 78 %. Le nombre d’arrestations a également progressé de 32 %, signe d’une intensification des interventions policières.
Des pannes qui touchent des communautés entières
Pour Charles Gosselin, directeur général des affaires publiques chez Bell, la hausse de la valeur du cuivre constitue l’un des principaux facteurs expliquant cette tendance.
« Cela crée un incitatif supplémentaire pour les personnes qui commettent ces vols, explique-t-il. Au Québec, on parle d’une hausse de 89 %, avec 91 incidents recensés cette année. »
Selon Bell, les voleurs ciblent principalement des secteurs isolés, souvent accessibles par des chemins forestiers, des VTT ou des motoneiges.
« Ce ne sont pas des incidents sans victimes, affirme-t-il. Les impacts sur la population, sur sa sécurité et sur l’économie locale sont très significatifs. Des gens peuvent avoir de la difficulté à joindre les services d’urgence ou à obtenir des rendez-vous médicaux. »
Il souligne que des commerces peuvent également être incapables d’accepter les paiements électroniques lorsque les réseaux sont interrompus.
Des réparations coûteuses
Bell estime que les coûts liés aux vols de cuivre se chiffrent à plusieurs millions de dollars par année. Les interventions doivent être réalisées rapidement afin de rétablir les services essentiels.
L’entreprise affirme avoir renforcé sa collaboration avec la Sûreté du Québec et les services de police municipaux. Le phénomène est désormais considéré comme une menace pour des infrastructures critiques, rappelle Charles Gosselin.
« Ce sont des actes de vol et de vandalisme, dénonce-t-il. Ils sont maintenant reconnus comme des facteurs aggravants lorsqu’ils visent des infrastructures stratégiques comme les réseaux de télécommunications. »
Bell entreprend également des recours civils contre les personnes reconnues coupables afin de récupérer une partie des coûts de réparation.
L’entreprise demande à la population de signaler toute activité suspecte près des installations de télécommunications auprès des forces de l’ordre.

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