La Municipalité tente toujours d’identifier les responsables de ces actes.
Le premier drapeau a été installé le lundi 27 juillet. Dès le lendemain, des dommages ont été constatés : le bas du drapeau était légèrement déchiré. Celui-ci avait alors été réparé et laissé en place.
Le mercredi 29 juillet, la Municipalité a constaté que le drapeau avait été arraché et brûlé. Un signalement a été effectué auprès de la Sûreté du Québec, et un nouveau drapeau a été commandé.
La Municipalité a choisi de reporter l’installation du remplacement au lundi suivant afin d’assurer une meilleure surveillance. Le 3 août, un second drapeau a donc été installé. Toutefois, dès le lendemain, le mât a été arraché et le drapeau déchiré à nouveau.
En tout, à l’intérieur de deux semaines, six drapeaux ont été visés par sept actes de vandalisme, puisque le premier l’a été à deux reprises.
Pour le maire de Val-David, Jean-Claude Rocheleau, ces gestes sont profondément décevants, mais ils ne représentent pas les valeurs de l’ensemble de la communauté. Selon lui, l’objectif de cette initiative était avant tout de transmettre un message positif.
« Ça se voulait être un message pour un dialogue sur l’inclusivité, sur la diversité, l’importance qu’on soit tout le monde ensemble, se désole-t-il. Je voulais que ça soit quelque chose qui montre qu’on était une communauté ouverte, accueillante pour tout le monde. »

« Ça ne reflète pas les valeurs de Val-David »
Le maire estime que les gestes commis par quelques individus ne représentent pas l’état d’esprit général de la population.
« Je pensais que, comme société, on avait avancé, affirme-t-il. Je ne mets pas ça sur… Je pense que je connais assez bien ma population à Val-David, et ça ne reflète pas l’ensemble de la population. »
Selon lui, plusieurs citoyens ont plutôt manifesté leur appui à la démarche municipale.
« Je reçois beaucoup de messages positifs. Des gens nous demandent de réinstaller le drapeau. On a beaucoup de supporters aussi via notre page Facebook, des gens qui veulent que ça soit réinstallé et qu’on continue. »

Malgré les actes répétés, la Municipalité a choisi de poursuivre l’initiative et de maintenir le drapeau en place jusqu’à la fin de la Semaine de la Fierté LGBTQ+, malgré les réactions négatives.
« Pour moi, c’est important qu’on puisse remettre le drapeau, souligne-t-il. Il faut être capable de démontrer qu’on se tient debout et que, pour nous, l’importance d’être inclusif, d’avoir une diversité puis d’être capable de se parler, et non pas de détruire des choses, est importante. »
Deux caméras ont été installées à la Petite Gare pour éviter des récidives futures.

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