La tonte de gazon? Faite. Le kiosque de limonade? Fait. « Il a un esprit entrepreneurial », dit sa mère, Isabelle Maillé.
Il y a une dizaine de jours, elle publie un message sur Facebook. Dans la description, on lit que son fils, Nathan, est prêt à aller consigner les contenants des celles et ceux qui le veulent bien. L’offre proposait de partager les retours de ces canettes et bouteilles vides. Or, dans les commentaires et selon les dires de Mme Maillé, ces joyeux lurons ont plutôt insisté à ce que le jeune hockeyeur garde la totalité de la somme amassée.
Aujourd’hui, la publication originale compte plus d’une centaine de réactions, mais surtout d’une trentaine de répondants, prêts à aider Nathan Santerre dans sa quête.
À l’Aréna régional de la Rivière-du-Nord de Saint-Jérôme, lieu de rencontre avec la famille, celle-ci venait de terminer sa journée de ramassage. En l’espace de 18h, elle avait déjà visité une vingtaine d’adresses. Stéphane Santerre ouvre alors le coffre de la voiture familiale. Les sacs débordent, au point où l’on se demande s’il reste assez d’espace pour que les enfants puissent prendre place à bord.

Des factures salées qui s’empilent
Le principal intéressé précise qu’il désire avoir un équipement flambant neuf pour sa prochaine année de hockey. Certes, il lui est possible d’acquérir de seconde main, particulièrement avec des détaillants spécialisés. Il préfère toutefois quelque chose qui lui est propre, surtout quand des patins, par exemple, peuvent se mouler plus aisément à ses pieds.
Autant lui que ses deux parents sont conscients de la facture colossale que représente une saison de hockey, particulièrement pour un gardien de but désirant débourser son argent de poche pour son « stock ». L’an prochain, Nathan Santerre s’apprête à jouer avec le programme M13 AAA Élite des Sélects du Nord. Les calculs se font rapidement. Juste l’adhésion frôlent les 4500$, à se fier aux parents. Ils échangent ensuite sur les coûts qui s’ajoutent comme les tournois et l’hébergement. Sans oublier, bien sûr, l’aide qu’ils fourniront pour compléter le paiement du prochain équipement.
Ce ne sont pas eux qui apprennent que le hockey est un sport qui coûte cher. Il ne faut non plus oublier qu’à 12 ans et avec quelques croûtes de pain et de l’eau, le jeune Nathan n’a pas terminé de grandir et devra éventuellement recommencer un processus d’achat de matériel. Mais encore, il n’est pas enfant unique. Il est le tiers d’un trio d’enfants. Isabelle Maillé et Stéphane Santerre insistent au fait que chacun d’entre eux ont droit à des parts égales du gâteau.
Avec le mois de juillet qui tire à sa fin, la famille peut confirmer que les affaires vont de bon train. Recontactée le 22 juillet, elle affirme avoir recueilli non loin de 1300$. À ce rythme, il est déjà près de pouvoir chausser ses nouveaux patins, enfiler un plastron qui sent encore le magasin et un bouclier qui n’a pas encore rencontré une seule rondelle.

MOTS-CLÉS
Sélects du Nord
hockey mineur