Avant d’être désignée hôte de ce grand rassemblement sportif, ce qui est prévu pour le mois de novembre prochain dans le cadre d’une annonce officielle, la région doit en effet compléter et déposer d’ici le samedi 19 septembre prochain son cahier de candidature au Conseil des Jeux du Canada.
Ce document doit aborder divers aspects entourant l’organisation de ces Jeux du Canada, comme l’engagement de la communauté, les retombées et legs prévus, les objectifs et les stratégies de marketing, de communication et de culture envisagés, les éléments de développement durable privilégiés et le financement.
Un processus à suivre
« Nous avons le même processus à suivre que si nous étions en compétition avec une ou plusieurs autres villes. La différence, étant donné que nous sommes seuls, c’est que nous pouvons travailler en collaboration avec différentes instances, comme le Conseil des Jeux du Canada, qui nous aide le plus possible à bâtir une candidature solide, et Québec 2027 qui va recevoir les prochains jeux d’hiver des Jeux du Canada, en février prochain. Si d’autres villes ou régions étaient toujours intéressées, nous n’aurions pas accès à ces instances pour éviter que nous ayons plus d’informations que les autres », mentionne, au bout du fil, entre deux réunions de travail, Catherine Bourgault, chargée de projet pour la candidature des Jeux du Canada 2031.
En poste depuis maintenant un an, Mme Bourgault a donc la tâche, avec l’aide d’une équipe, dont font notamment partie Dominic Noiseux, directeur de la candidature, Benoit Girardin, conseiller stratégique, Cindy Tassé, agente de projet, et des membres bénévoles des comités d’experts, de rédiger ce fameux cahier qui vise, au final, à démontrer que la région de Mirabel-Laurentides a la capacité d’accueillir et d’organiser ces Jeux du Canada.

Gagner du temps
Le fait que la Ville de Saguenay, qui avait également manifesté un intérêt à accueillir ces Jeux du Canada à l’hiver 2031, ne soit plus dans la course permet donc à la région de Mirabel-Laurentides d’avoir accès dès maintenant à des informations « privilégiées » et de « gagner du temps » sur les plans logistique et organisationnel.
« Par exemple, sachant que la région présentera les Jeux du Canada, nous pouvons déjà proposer des sites de compétitions à des fédérations sportives pour qu’elles formulent des éléments à corriger sans qu’elles pensent brimer une autre candidature », explique Dominic Noiseux, directeur de la candidature depuis que la Ville de Mirabel a décidé de le libérer de son poste de directeur des affaires régionales et associé à la direction générale pour soutenir la candidature de la région Mirabel-Laurentides.
« L’objectif de tout le monde, c’est que les Jeux du Canada aient lieu. Tous travaillent avec nous pour que nous montions un dossier de candidature le plus solide possible. C’est une des opportunités d’être tout seul : déjà, nous travaillons main dans la main avec les parties prenantes, contrairement à ce qui se serait passé si nous avions été en compétition. Là, cela aurait été davantage chacun pour soi, que le meilleur l’emporte », précise Catherine Bourgault.
Une fois cette candidature officiellement acceptée par le Conseil des Jeux du Canada, le comité de candidature cédera, début janvier, sa place à une organisation sans but lucratif (OBNL) qui aura le mandat de préparer pendant quatre ans ces Jeux du Canada qui nécessiteront un budget de plus de 40 M$.
« Pourquoi pas nous? »
La tenue de ces Jeux du Canada sera surtout l’occasion de se rappeler comment un simple « Pourquoi pas nous? », lancé par le défunt maire de Mirabel, Patrick Charbonneau, lors de son souper annuel, en janvier 2025, puis repris par sa successeure, la mairesse Roxanne Therrien, a su rallier la communauté.
« Il avait déclaré qu’on n’avait rien à envier à toutes les autres régions, mais qu’au contraire, on avait toute la force d’un territoire et d’une mobilisation pour pouvoir tenir ces Jeux-là. L’idée a germé. C’est à partir de ce moment-là que Mirabel et les Laurentides, on a décidé de poser notre candidature », se remémore M. Noiseux.
Mais plus que le simple fait de présenter ces Jeux du Canada, c’est le legs laissé à la communauté qui importe à ses yeux. « C’est bien au-delà de deux semaines de sports, de la notoriété qu’aura la région. On veut inciter les jeunes à bouger davantage, à mettre l’accent sur les saines habitudes de vie, faire en sorte qu’il y ait une équité dans la participation sportive entre les filles et les garçons. On veut sortir des gens de l’isolement pour qu’ils viennent faire du bénévolat, pour qu’ils s’impliquent et se fassent des amis. C’est ça qu’on veut des Jeux. On le fait pour les générations futures et pour tout ce que cela pourra apporter à nos jeunes et moins jeunes », de conclure M. Noiseux.

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