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Laurent Laliberté-Girard  L’« Iron Man » de la moto canadienne

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Laurent Laliberté-Girard  L’« Iron Man » de la moto canadienne

Publié le 16/01/2026

Dans l’ombre des grands sports médiatisés, le monde de la moto sport continue de vibrer grâce à de grands passionnés qui vivent confortablement de leur hobby. À seulement 22 ans, Laurent Laliberté-Girard incarne déjà la relève de cette communauté.

Nouvellement pilote professionnel dans les championnats CSBK, VRRA et Triple Crown, le jeune colombanois lance aujourd’hui un appel aux commanditaires afin de poursuivre son ascension lors de la saison 2026.

Un sport méconnu

Chaque année, la Vintage Road Racing Association (VRRA) rassemble des compétiteurs de partout au pays sur des circuits mythiques comme Canadian Tire Motorsport Park (Mosport), Shannonville ou Calabogie. Fondée pour préserver et faire vivre la course de motos historiques, la VRRA est bien plus qu’un championnat : c’est une communauté réunissant anciens coureurs, familles, bénévoles et jeunes talents. C’est dans ce milieu que Laurent Laliberté-Girard a fait ses premières armes.

« La moto sport, c’est un milieu que les gens connaissent peu, mais quand tu y entres, tu découvres une communauté incroyablement familiale et accueillante », révèle-t-il.

Accueilli dès l’âge de 17 ans, il débute sur une Kawasaki GPZ 550 de 1982. Trois ans plus tard, il réussit l’exploit de remporter trois catégories la même saison au sein de l’association.

Du vintage au sommet canadien

Après ses succès en VRRA, Laurent fait le saut vers le Championnat canadien de Superbike (CSBK), la plus prestigieuse compétition de motocyclettes au pays, fondée en 1980. En 2024, pour sa première saison complète, il est sacré champion amateur Sportbike. Une performance d’autant plus remarquable qu’elle survient après un grave accident en début de saison.

« Ma chute aurait pu tout arrêter, mais heureusement, je m’en suis sorti sans blessure grave, affirme-t-il. Deux semaines plus tard, je revenais au Québec pour finir premier en Pro Supersport et deuxième en Pro Superbike. Ça résume bien ma mentalité ».

L’année 2025 marque un tournant : sa première saison professionnelle. Face à des motos plus puissantes, parfois avec jusqu’à 80 chevaux de plus, il impressionne par sa constance et son endurance. Résultat : deux podiums en Pro Supersport, un surnom — « Iron Man » — et le très convoité prix Brooklin Cycle Racing de la Recrue de l’année Pro.

Il termine la saison sixième en Pro Supersport, septième en Pro Superbike, tout en étant le meilleur pilote Yamaha du championnat.

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Une saison 2025 bien remplie

Pour sa première saison complète chez les professionnels, Laurent Laliberté-Girard a signé une année 2025 des plus impressionnantes. Au Championnat canadien de Superbike (CSBK), tout en étant sacré Recrue de l’année. Il s’est également démarqué au sein de la Vintage Road Racing Association, où il a remporté le championnat de sidecar et pris le deuxième rang en endurance. Enfin, dans la série Triple Crown, le pilote de Saint-Colomban a obtenu une troisième place en Pro Supersport, ainsi que les quatrième et cinquième position en Pro Superbike 1 et 2.

Pourtant, Laurent Laliberté-Girard n’a pas que du talent : il a également de l’ambition et une envie dévorante d’arriver à dépasser ses résultats de 2025. Des objectifs qu’il assume.

« Mon objectif pour 2026, c’est clair : viser le top 3 au championnat canadien et multiplier les podiums. Je veux prouver que je peux devenir champion canadien en Supersport professionnel. »

Toutefois, derrière tout athlète se trouve un défi de taille : le soutien financier. Une saison complète en 2025 a représenté un total de 29 908 $ en dépenses (motos, déplacements, entretien, inscriptions), un montant appelé à augmenter. C’est pourquoi le pilote lance un appel clair aux entreprises et partenaires potentiels. Soutenir un pilote, « c’est aussi faire partie de cette aventure humaine ».

Laurent Laliberté Girard peut être suivi sur Facebook et Instagram.