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Soccer féminin : une entente peu commune entre les Laurentides et la France

Photo FC Boréal – Des représentants du FC Boréal et de Nevers, en France, présentent les chandails soulignant leur partenariat pour le développement du soccer féminin.

Soccer féminin : une entente peu commune entre les Laurentides et la France

Publié le 06/11/2026

Le FC Boréal, qui compte quelque 700 joueuses, a conclu une entente avec l’agglomération de Nevers, en France, pour développer le soccer féminin.

L’entente a été signée pendant le Sommet International de l’Innovation Municipale, qui s’est déroulé du 13 au 15 octobre à Mont-Tremblant. « C’est Frédéric Broué, le maire de Sainte-Agathe-des-Monts, qui nous a mis en relation, en juillet dernier », explique Francis Montpetit, directeur général (DG) du FC Boréal.

L’entente poursuit deux objectifs principaux. Le premier est de promouvoir le soccer féminin. « Dans les échanges que nous avons eus avec Nevers, on nous a expliqué que le soccer féminin est encore perçu négativement par certains en France. En collaborant, ça leur montre que le soccer ici est important et qu’il se porte bien », détaille-t-il.

Ce partenariat permet également aux deux parties de partager des connaissances « sur la structure administrative ». Par exemple, « ils ont bien aimé les codes d’éthique mis en place pour la gestion des estrades. C’est un échange de connaissance qui peut faire grandir toutes les sphères liées au sport », illustre-t-il.

En 2023, Canada Soccer, organisme directeur officiel du soccer au pays, a annoncé son adhésion à Sport Sans Abus, programme visant à prévenir et à contrer la maltraitance dans le sport. Son Code de conduite et d’éthique encadre notamment certains comportements des spectateurs.

Le FC Boréal prévoit aussi envoyer des joueuses en France. La date de ce premier voyage et le nombre de jeunes participantes restent à déterminer, a-t-il indiqué. « Dans l’entente, l’agglomération peut accueillir les filles gratuitement dans leurs installations. Ils sont prêts à faire des pratiques, nous aider sur place, donner un coup de main pour trouver de l’hébergement. Ils peuvent aussi nous envoyer des entraîneurs de leur côté », souligne M. Montpetit. Il explique que des demandes de subvention « sont en préparation » et que l’argent reçu servirait à financer les déplacements.

« Nous sommes prêts aussi à accueillir leurs filles. L’entente n’a pas de limite », ajoute le DG, qui mentionne que l’entente n’exclut pas les joueurs, mais que l’accent est mis sur le soccer féminin en raison du contexte français.

Une entente peu commune

Soccer Laurentides, organisme à but non lucratif qui régit, encadre et promeut la pratique du soccer dans la région des Laurentides, dit avoir « accueilli positivement » l’annonce. « Pour les jeunes joueuses, cette ouverture sur l’international peut également être une source de motivation et leur permettre de voir différentes possibilités de cheminement dans le soccer », a souligné par courriel Nathalie Normand, DG de Soccer Laurentides.

Mme Normand ajoute qu’il sera « intéressant » de suivre comment cette entente « se concrétisera » dans les prochaines années. « Pour nous, l’important est que ces initiatives viennent compléter le travail de développement ici », a-t-elle ajouté.

À sa connaissance, « nous n’avons pas actuellement dans les Laurentides d’autres ententes internationales de cette nature, orientée vers le développement du soccer féminin. Toutefois, des clubs peuvent avoir différentes collaborations, activités ou échanges avec des organisations à l’extérieur du Québec », a précisé la DG.