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Tristan Perron est présentement classé 2e au Québec et 5e au Canada.

Tristan Perron : symbole de persévérance

Antoine Meunier

Rédaction@infoslaurentides.com

Âgé de 15 ans, le judoka Tristan Perron est en train de se tailler une place parmi l’élite nationale. Traversant de nombreuses embûches au cours des dernières années (difficulté d’apprentissage, changement d’école, restrictions dues à la pandémie), il n’a pas cessé d’impressionner. Classé 5e au Canada, Tristan continue de gravir les échelons du judo pour atteindre son but ultime, les Olympiques.

Sa passion pour le judo remonte à l’âge de 5 ans. Il apprend alors ses premières techniques au Dojo de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson. Grâce à la passion de ses entraîneurs, Peggy et Philippe, Tristan démontre déjà qu’il a un potentiel et un talent très spécial.

Des débuts à l’école secondaire mouvementés

Depuis son enfance, Tristan a vécu plusieurs difficultés d’apprentissage, ce qui a compliqué grandement son parcours académique. Originaire de Sainte-Marguerite, la famille Perron décide alors de s’installer à Saint-Jérôme pour permettre à leurs deux enfants, Maika et Tristan, d’exercer leur passion dans le programme sport-études de la polyvalente de Saint-Jérôme, avant de poursuivre à l’école Saint-Gabriel à Sainte-Thérèse. Ce programme permet alors à Tristan de faire ses études de 7h50 à 12h10 et de s’entraîner jusqu’à 15h, ce qui lui exige une charge d’entraînement de 15 à 18 heures par semaine. Ces changements seront bénéfiques pour l’aspirant olympique, ses performances académiques et sportives ayant progressé de façon significative.

Une pandémie qui vient tout chambouler

Le 11 mars 2020, le monde entier est paralysé par le début de la pandémie. Comme plusieurs gens, la famille Perron ne se doutait pas de l’impact de cette situation sur leur vie. Les compétitions annulées, l’école à distance, mais surtout, de ne plus pouvoir s’entraîner et  pratiquer son sport.

Nancy Ouellet et son mari Patrick, prennent alors les choses en main pour permettre à leurs enfants de pratiquer leur sport préféré. Ils installent dans leur garage des tapis, poids ainsi qu’un écran de télévision équipé d’une caméra, pour qu’ils puissent s’entraîner ensemble et recevoir les directives à distance de leur entraîneurs.

Grâce à l’effort de ses parents, Tristan a réussi à garder une forme exemplaire et à revenir au sommet de sa discipline.

Une famille qui se soutient

 Pour la famille Perron-Ouellet, chacun doit faire sa part pour le succès des leurs. Maika, la sœur cadette de Tristan, elle-même judoka, est devenue partenaire d’entraînement pour son frère aîné lors du confinement. Pour accomplir toutes ces belles réalisations, les enfants doivent une fière chandelle à leurs parents à qui revient une grande partie du mérite. Nancy Ouellet a dû faire de gros sacrifices pour permettre à ses enfants de réaliser leurs rêves. Préposée aux élèves handicapés de métier, elle travaille dans deux écoles différentes afin d’avoir la flexibilité d’horaire pour ses enfants. Leur père, technicien en informatique, travaille aussi très fort afin de permettre à ses enfants de poursuivre leur sport-études. Les frais que doivent débourser les Perron-Ouellet pour atteindre ce niveau sont énormes et leur demandent donc de réaliser de gros sacrifices. Les coûts associés aux compétions et aux frais scolaires avoisinent en effet les 15 000$ par année seulement pour Tristan.

 Des résultats très prometteurs

Après une excellente performance, soit une 3e place lors d’une compétition à Vancouver en novembre dernier, Tristan apprend qu’il représentera les Laurentides au Jeux du Québec. Une fierté, mais surtout un rêve qu’il chérit depuis longtemps. Les bonnes nouvelles se succèdent lorsqu’il reçoit une invitation pour participer à la prestigieuse compétition élite 8, qui sera disputée en Alberta le 17 janvier. Celle-ci regroupe les huit meilleures judokas au pays.

Une douche froide

Avec les récentes mesures gouvernementales, les Jeux du Québec ont été annulés ainsi que tous les entraînements. Pour Mme Ouellet,il s’agit d’une grande déception.

« C’est tellement décevant de devoir annoncer à son fils que malgré tous les efforts qu’il a faits pour en arriver là, il ne pourra pas vivre son rêve. Je trouve qu’on a annulé le tout très rapidement et j’espère que le gouvernement trouvera une solution pour ne pas pénaliser tous ses jeunes athlètes. »

Espérons que le cri du cœur de Mme Ouellet pourra faire changer les mesures et permettre aux jeunes de vivre leur rêve.

 

 

 

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