Après plusieurs années de démarches, de révisions de plans et de collaborations avec différents partenaires municipaux et institutionnels, le début des travaux marque une étape importante pour l’équipe porteuse du projet. L’ouverture des deux installations est prévue pour décembre 2026. « C’est avec un immense plaisir que je vous annonce le début des travaux représentant 200 nouvelles places », a déclaré Lyne Brière devant les personnes réunies pour l’événement.
Le projet regroupera deux installations superposées de 100 places chacune, soit le maximum permis par le ministère de la Famille. Cette configuration, peu commune au Québec, fera du bâtiment l’un des plus importants services de garde de la région. Le terrain situé à l’avant accueillera le stationnement, tandis qu’une cour extérieure dotée de jeux d’eau sera aménagée à l’arrière pour les enfants.
Un modèle pensé pour les parents étudiants
« Ce projet a d’abord été développé afin de répondre aux besoins des parents étudiants », explique Lyne Brière. Les installations offriront également des places en soirée, notamment durant les périodes d’examen, ainsi qu’aux travailleurs ayant des horaires atypiques, comme les policiers, les pompiers, les infirmières et les médecins. Cette flexibilité vise à soutenir la conciliation études-famille et travail-famille dans un secteur où les horaires variables sont fréquents.
Le Centre éducatif de la Parent-Thèse se distingue aussi par son ouverture à la formation et à la recherche. Deux salles d’observation seront mises à la disposition d’étudiants et de chercheurs universitaires ou collégiaux afin de favoriser l’amélioration continue des pratiques éducatives. Lyne Brière souhaite également accorder une place particulière à la coparentalité et à l’implication des pères, notamment en collaboration avec le Regroupement pour la valorisation de la paternité.

Un besoin important dans le secteur
Pour le maire de Saint-Jérôme, Rémi Barbeau, l’arrivée de ces nouvelles places répond à une réalité bien présente dans le quartier. « On a beaucoup de nouvelles familles qui s’installent. Je sais que le besoin est réel », a-t-il rappelé lors de la pelletée de terre. Il souligne que l’accès à des services de garde demeure essentiel pour soutenir les parents qui souhaitent retourner sur le marché du travail.
Le député de Saint-Jérôme, Youri Chassin, a pour sa part salué la persévérance des promoteurs, rappelant les nombreuses étapes nécessaires pour mener un projet de cette ampleur à terme. « C’est un beau projet, un bon témoin du dynamisme de Saint-Jérôme », a-t-il affirmé.
Selon les données publiées par le gouvernement du Québec, 2 216 enfants étaient en attente d’une place en service de garde éducatif dans les Laurentides en janvier 2026. Ce chiffre, issu du nouveau portail d’inscription qui remplace La Place 0-5, illustre l’ampleur de la pénurie dans la région. Au cours de l’année 2025-2026, le nombre d’enfants en attente a oscillé entre 1 800 et plus de 2 800, plaçant régulièrement les Laurentides parmi les régions les plus touchées au Québec.
La situation est particulièrement difficile pour les poupons, un segment où le manque de personnel éducateur limite l’ouverture de nouvelles places. Dans ce contexte, l’ajout de 200 places avec le Centre éducatif de la Parent-Thèse I et II représente un apport significatif pour les familles du secteur.

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