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À Saint-Colomban, les candidats débattent des priorités pour Bellefeuille

Photo : Phoeby Laplante

Les cinq candidats devaient répondre aux questions de jeunes de la circonscription lors de la première partie du débat.

À Saint-Colomban, les candidats débattent des priorités pour Bellefeuille

Publié le 30/09/2026

Les cinq candidats en lice dans la nouvelle circonscription de Bellefeuille ont pris part, le 23 septembre, à un débat électoral tenu à Saint-Colomban.

Mobilité, infrastructures, finances publiques et développement régional ont notamment occupé une place importante dans les échanges.

La nouvelle circonscription regroupe Saint-Colomban ainsi que des secteurs de Saint-Jérôme et de Mirabel et les candidats ont été invités à présenter leur parcours, leur vision du rôle de député et leurs engagements pour ce nouveau territoire, dans un débat animé par le maire de Saint-Colomban, Xavier-Antoine Lalande.

Audrey Bujold, candidate du Parti québécois, a expliqué vouloir conjuguer sa vie familiale et son engagement politique.

Pier-Luc Chayer, candidat du Parti conservateur du Québec, a également souligné son travail en gestion financière et son implication auprès du Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord.

Normand Lalonde, de Québec solidaire, a mis de l’avant son expérience de brigadier scolaire et son engagement syndical.

Du côté du Parti libéral du Québec, Maud Laporte-Roy a rappelé avoir travaillé pendant 11 ans dans la fonction publique fédérale avant de quitter son emploi en mars pour se consacrer à la campagne.

Enfin, Rachel Renaud, candidate de la Coalition avenir Québec dans l’équipe de Christine Fréchette, a insisté sur ses racines dans la région, son expérience en ressources humaines et son implication dans l’adoption de la loi portant sur la violence conjugale.

Le débat s’est déroulé en deux parties : un premier segment de 45 minutes durant lequel de jeunes étudiants ont posé leurs questions, suivi d’un débat d’environ deux heures.

La mobilité au cœur des préoccupations

La question des déplacements a rapidement suscité des échanges entre les candidats. Tous ont reconnu les difficultés liées à la croissance démographique et à l’augmentation des déplacements dans la région, mais les solutions proposées diffèrent.

Pier-Luc Chayer a plaidé pour une meilleure planification des infrastructures en fonction du développement résidentiel et économique.

« Il faut être capable de s’adapter, autant aux automobilistes qu’à ceux qui auraient besoin du transport en commun », a-t-il soutenu en défendant une plus grande autonomie régionale et une collaboration accrue avec les municipalités.

Pour Normand Lalonde, le transport collectif constitue plutôt un outil d’accès aux services, à l’éducation, à l’emploi et à la vie citoyenne.

« Le transport en commun, c’est l’accès à l’accès », a-t-il lancé, en évoquant notamment les activités sportives et culturelles, les soins de santé, les études et les déplacements familiaux.

Le candidat de Québec solidaire a proposé la gratuité du transport collectif pour les moins de 25 ans et les personnes de 65 ans et plus et a insisté sur la nécessité d’investir parallèlement dans la réfection des routes.

Maud Laporte-Roy a pour sa part mis l’accent sur l’élargissement de l’autoroute 50, notamment sur le tronçon entre Lachute et Mirabel. Elle a présenté ce projet comme une mesure de sécurité routière autant que de fluidité.

« C’est de sécuriser et de sauver des vies », a-t-elle affirmé.

Rachel Renaud a insisté sur la nécessité de travailler avec les différents paliers de gouvernement et les municipalités. Elle a notamment souligné les limites actuelles du taxibus dans certains secteurs, en évoquant les difficultés vécues par des étudiants qui doivent composer avec les déplacements vers les gares et les problèmes de stationnement.

« Il faut s’assurer de trouver, puis de concerter ensemble pour trouver des solutions qui sont innovatrices », a-t-elle déclaré.

Audrey Bujold a placé l’entretien des infrastructures existantes au premier plan. Elle a notamment proposé une « passe mobilité » à 95 $ par mois et réitéré l’opposition du Parti québécois au projet de TGV Alto, préférant consacrer les sommes aux infrastructures existantes.

Les échanges se sont ensuite animés autour du réseau routier, du transport collectif et de l’élargissement de l’autoroute 50. Les candidats ont défendu des approches différentes quant à la place à accorder à l’automobile et au transport collectif.

Des visions différentes de l’autonomie municipale

La question de l’autonomie des municipalités a traversé plusieurs des propositions avancées durant le débat. Les candidats ont tous évoqué, à différents degrés, la nécessité d’une meilleure collaboration entre Québec et les gouvernements de proximité.

Les divergences portent toutefois sur les moyens : transfert de pouvoirs et de revenus, réduction de la bureaucratie, fonds dédiés ou tables régionales.

Pour Pier-Luc Chayer, les élus municipaux et les préfets sont bien placés pour déterminer les priorités de leur territoire.

Rachel Renaud a également insisté sur le travail en partenariat entre les municipalités, Québec et le gouvernement fédéral.

De son côté, Maud Laporte-Roy a défendu une simplification des processus administratifs, tandis qu’Audrey Bujold a mis l’accent sur un financement consacré aux infrastructures municipales.

« On propose précisément un fonds dédié aux infrastructures municipales. Ce fonds va permettre de moderniser et de sécuriser ce qu’on a en termes d’infrastructures », affirme Mme Bujold.

Le vote par anticipation est prévu les 27 et 28 septembre, tandis que le scrutin régulier aura lieu le 5 octobre 2026.

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