AriPoterie, son projet lancé presque par accident, porte un nom à double sens : un clin d’œil à l’univers magique de Harry Potter, mais surtout un hommage à la magie de la poterie elle-même. « J’avais trop de pièces à la maison. Mon conjoint a dit : “Je ne te fais plus d’étagères. Trouve une solution.” Alors j’ai ouvert ma boutique. »
Ce qui devait être un débouché pour un trop-plein créatif est devenu un projet de vie. Ariane enseigne aujourd’hui l’art du tour au studio L’Ébauchoir à Saint-Jérôme, tout en poursuivant ses études en travail social. « J’ai tout changé. Crise de la quarantaine, retour à l’école à 44 ans… mais aucun regret. »
C’est le QGDA qui lui a donné le coup de pouce. Une bourse Émergence, de l’accompagnement, et surtout une énergie contagieuse : « Même pour les plus introvertis comme moi, ça donne un boost. Ça pousse à se dépasser. »
Et elle dépasse, justement. Ariane part bientôt faire son dernier stage… en France, pour perfectionner ses techniques. De la faïence à la céramique, elle veut apprendre encore, comprendre mieux, affiner sa main comme on affine un trait.
Lorsqu’on lui demande ce qui fait d’elle une entrepreneure prometteuse, elle hésite un peu. Puis elle parle de son lien avec les gens. Son aisance, paradoxale pour une introvertie, à communiquer la passion. Elle raconte son ancien métier en communication. Sa capacité à parler vrai. À transmettre.
AriPoterie n’est pas qu’un jeu de mots. C’est un état d’esprit : transformer une matière brute en quelque chose d’utile, de beau, et profondément humain.
Ses produits seront disponibles aux marchés de Noël, de Saint-Jérôme, de Sainte-Sophie et de Mirabel. Vous pouvez également trouver la Page d’AriPoterie sur Facebook et vous procurer ses produits sur le site www.lepetitvillage.ca.
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