Mais son intronisation a provoqué une grogne militante : Nathalie Lasalle, ancienne conseillère municipale, a vu sa candidature refusée. Cette décision alimente depuis un débat sur la transparence du processus d’investiture du Parti québécois, certains membres reprochant au National d’avoir eu une préférence pour Mme Michon.
De son côté, le parti défend un mécanisme d’évaluation des candidatures qu’il qualifie de « professionnel et rigoureux », entièrement dénué d’ingérence politique selon ses instances nationales.
Une déception qui mobilise
L’ancienne conseillère municipale Nathalie Lasalle, forte de 12 années d’implication auprès des citoyens, a vu sa candidature rejetée à la suite d’une entrevue. Une décision qui a suscité l’incompréhension chez plusieurs membres de la circonscription, selon les dires de Lasalle.
Dans les jours suivant l’annonce, lettres et courriels auraient été acheminés aux instances nationales du parti. Certains militants réclamant une révision du processus ; d’autres demandant simplement la tenue d’une véritable investiture.
Le parti défend son processus de sélection
Face aux critiques, Jerry Beaudoin, président du Conseil exécutif national du Parti québécois, rejette catégoriquement toute décision politique. « On a un processus de candidature qui est professionnel et rigoureux, à un niveau à faire rougir nos partis politiques adverses », affirme-t-il en entrevue.
Selon lui, la sélection repose sur trois filtres distincts : une évaluation par une firme externe en ressources humaines, une vérification des médias sociaux et un examen du dossier judiciaire. Ce n’est qu’après ces étapes que la Commission nationale des candidatures tranche, en prenant des « décisions exclusivement basées sur les filtres ».
Dans le cas de Saint-Jérôme, les deux candidatures soumises ont été analysées selon ce processus, mais une seule a franchi toutes les étapes, expliquant l’absence d’investiture.
Confidentialité vs transparence
L’un des principaux irritants demeure l’absence d’explication publique concernant le refus de la candidature de Mme Lasalle. Une position qui alimente les soupçons de manque de transparence, mais que le PQ assume pleinement.
« Le caractère confidentiel fait partie de notre démarche. On ne peut pas étaler publiquement les raisons d’un refus », explique Jerry Beaudoin.
Malgré les explications, la frustration demeure palpable chez une partie de la base militante. Pour plusieurs, l’enjeu dépasse le cas individuel et soulève une question plus large : celle de l’équilibre entre un processus centralisé, axé sur des critères organisationnels, et une approche plus démocratique, ancrée dans le terrain.
« On peut comprendre la déception », concède Jerry Beaudoin, tout en mettant en garde contre les conclusions hâtives. « C’est injuste de prétendre que les dés sont pipés. »
Sandrine Michon représentera le Parti Québécois aux élections de 2026, pour une deuxième candidature consécutive, après avoir servi trois ans comme co-porte-parole du parti.

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